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 Réquisition du personnel de la SDE : L’Etat siffle la fin de la récréation

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Macky Sall
Macky Sall

Des agents de l’Etat qui refusent de travailler pour réclamer des parts dans une société privée ? L’Etat a laissé faire les syndicalistes de la SDE au point de causer beaucoup de tords aux populations. Pour éviter que le mal ne perdure et permettre à la société Suez de prendre service dans les meilleures conditions, à partir du 1er janvier, l’Etat a sorti le bâton et use de  l’article L.276 pour casser le mouvement. Devant la décision, tout agent réfractaire serait sous le coup de la loi. Une mesure énergique et autoritaire qui risque de mettre les syndicalistes devant leurs responsabilités déjà que le communiqué du gouvernement qui fait état des propositions de partage entre filiales de la SDE laisse perler la boulimie des syndicalistes de la SDE.

Fort du constat que l’eau est vitale, qu’elle conditionne le bien-être et la santé des populations et qu’elle est un droit humain fondamental, l’Etat fait recours à  l’article L.276   qui précise que l’autorité compétente peut à tout moment procéder à la réquisition des travailleurs du secteur privé qui occupent des postes indispensables à la sécurité des populations et des biens, au maintien de l’ordre public, à la continuité des services publics et à la satisfaction des besoins essentiels de la Nation, pour mettre fin à la grève jugée illégale des agents de la SDE.  Le décret n°2019-2067 portant réquisition des personnels de la SDE a été la solution ultime de l’Etat après avoir constaté le caractère illégal et illégitime de la grève. En effet, malgré que des travailleurs ne peuvent déclencher une grève pour exiger une participation au capital d’une société privée, le gouvernement a toujours agit en conciliation, et sur ce dossier, le Ministre de l’Eau et de l’Assainissement a reçu dernièrement les syndicats qui campent sur leur position.

Appelant les représentants syndicaux de la SDE au sens des responsabilités afin qu’il soit mis fin à cette grève, l’Etat menace que tout manquement à cette réquisition sera puni conformément à la loi.

Cette mesure intervient à quelques jours de l’arrivée d’un nouveau partenaire. Pourtant, l’Etat a fait des efforts considérables pour gérer la transition. En effet, pour éviter tous désagréments à la société qui sera chargée  de la gestion du service public de la production et de la distribution d’eau potable en zone urbaine et périurbaine  le Gouvernement a décidé de porter la part des travailleurs dans le capital de 5 à 10% tout en précisant, dans un souci d’équité pour tenir compte de l’unicité du secteur, que ces 10 % seraient répartis entre tous les travailleurs de l’hydraulique urbaine et périurbaine, c’est à dire, outre ceux de la SDE, ceux de l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) et de la Société nationale des Eaux du Sénégal (SONES) .

La dernière répartition proposée par le Gouvernement est la suivante : SDE 7%, ONAS et SONES 3%, et elle à été rejetée par les travailleurs de la SDE qui exigent que l’intégralité des 10% leur soit réservée, au détriment des deux autres composantes, et ont en conséquence entamé un mouvement de grève qui dure depuis le 2 décembre 2019, avec d’actes de sabotage inacceptables. (Avec Kritik)

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