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Régulation de l’audiovisuel : Le CNRA remplacé par la HARCA

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Le CNRA la HARCA
Le CNRA la HARCA

Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) a été dissous pour être remplacé par la Haute autorité de régulation de la communication audiovisuelle (Harca).

En plus, le talentueux Babacar Touré va être remplacé par le non moins expérimenté Babacar Diagne, ex-DG de la Rts, sous Diouf, Wade et Sall, et ancien Ambassadeur en Gambie et aux Etats-Unis.

Les deux hommes n’ont pas le même cursus, le premier est issu de la presse privée, notamment écrite, et l’autre est de la presse publique et audiovisuelle. Autant dire qu’ils ont tous les deux de sacrés parcours et un background qui ne peuvent qu’être bénéfiques à une institution aux tâches ô combien difficiles.

En effet, Babacar Touré part en nous laissons une institution qui aura surtout échoué à réussir les révolutions attendues.

La Radiotélévision sénégalaise (RTS) se transforme de plus en plus en organe de parti avec une difficulté à faire la démarcation entre les intérêts de la Nation et ceux du parti auquel appartient le Directeur général.

D’ailleurs, la Harca est née dans un contexte de malaise dans la presse publique en général qui traverse beaucoup de contradictions dont celle de ne pas laisser assez de liberté à ses journalistes bourrés de talents de s’épanouir correctement, professionnellement parlant.

En conséquence, notre souhait et celui de nombreux Sénégalais, c’est que Babacar réussisse l’a a échoué Babacar, certainement non sans avoir tenté d’essayer de corriger les disparités et autres anomalies. La Rts ne peut pas continuer à fonctionner ainsi. Elle n’appartient pas au Président de la République, mais à la Nation sénégalaise. A quelques mois des élections, il est important que Babacar Diagne travaille à nettoyer les écuries d’Augias afin que les médias audiovisuels (publics et privés) soient plus professionnels au niveau notamment des programmes où il y a, encore, trop de maladresses.

La musique, il y en a trop. Ainsi que la politique. Les face à face prennent le pas sur les enquêtes de terrain qui n’existent presque pas, au moment où le journalisme d’investigation a gagné depuis longtemps ses lettres de noblesse au nord. La production locale est faible et médiocre.

Il est important que les capacités d’action de la Harca soient véritablement accrues afin que la ‘’Haute autorité’’ ait une autorité beaucoup plus marquée que le Conseil. Nous nous attendons à une vraie rupture autre que celle du nom dans cette nouvelle dynamique de régulation.

Bien sûr, rien ne peut se faire sans une volonté politique en haut lieu de jouer le jeu. Il en est ainsi de toutes les structures mises en place. Tant que le Chef de l’Etat, clef de voûte des institutions, n’aura pas décidé que les choses changent, ni Babacar ni Mbaye n’y pourront rien.

Ce qui est important, c’est d’opérer les ruptures nécessaires à l’émergence d’une vraie politique d’audiovisuel capable de stimuler l’innovation et l’excellence.

En matière de programmes, tout le monde doit faire des efforts. Ces publicités déguisées, la promotion de pratiques magico-fétichistes, Ces ‘’consumer-magazines’’ créées pour la communication du patron et autres déviations de ce genre, tuent le secteur à petit feu.

Il est vital, à ce propos, de faire respecter les cahiers de charge par tous.

Si nous voulons être performants, il faudra bien mettre de côté le culte de la personnalité en libérant les énergies et les compétences des acteurs sur le terrain qui ont les compétences pour révolutionner les choses.

Source:Dakarmatin

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