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Présidentielle 2019 : Une folle première semaine de campagne

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Candidats
Candidats

Et voilà, les candidats viennent de boucler une semaine de campagne électorale. Une semaine assez folle, sans doute. Des rebondissements, des ralliements, des insultes, des appels à mettre le feu aux cartes, une danse du président sortant, des télescopages de caravanes, des menaces, de la violence, des verdicts de la CEDEAO, des accidents… Ah qu’il fait déjà ‘’chaud’’ au Sénégal. Et dire qu’il reste encore presque deux semaines. Gare à ceux qui vont vite s’essouffler. Mais nous pensons que les candidats vont tenir le coup en maintenant la cadence.

Toujours est-il que les électeurs reçoivent une surdose d’informations et d’explications. C’est à y perdre le nord. Les périodes de campagne sont riches en visites, contacts, informations, ‘’fake news’’ avec la manipulation omniprésente,  etc. Alors, il ne faut surtout pas attendre des citoyens de retenir tous les discours, de les triller pour en retenir l’essentiel.

Certes, il y a de temps en temps des promesses fermes, alléchantes de la part des candidats, mais, entre nous, qui croit encore aux promesses des hommes politiques ?

Une université dans chaque département, un milliard pour chaque commune, l’indépendance de la justice, un gynécologue pour Kolda dès jeudi prochain, de l’eau, de l’électricité pour certaines localités, la paix en Casamance, du travail pour les jeunes, etc. Voilà quelques exemples de promesses faites çà et là.

Bien sûr, toutes les stratégies sont expérimentées : meetings, caravanes, visites de proximité, etc.

Et l’arrivée de Abdoulaye Wade à Dakar a fait monter l’adrénaline. Le Pape du Sopi a fait feu de tout bois contre Macky, d’abord dans une déclaration avant son arrivée, et ensuite dans un meeting organisé au siège de son parti.

Il a tendu la main à Ousmane Sonko, l’a rencontré sans vraiment se prononcer en faveur de son soutien.

Pendant ce temps, Idrissa Seck, lui, se frotte les mains. La plupart des leaders recalés ont décidé de le soutenir, une chose inespérée pour ce leader qui, de facto, devance Sonko en termes de positionnement politique immédiat.

Bien sûr, Idy aurait bien aimé avoir le soutien formel de Wade, mais ce dernier entretient le suspense sur ses véritables motivations lui qui prônent le blocage de la tenue de la présidentielle, ce qui est loin d’être un boycott qui, par essence, est passif.

Et Me Madické continue à faire des yeux doux à Wade qui s’érige aujourd’hui en faiseur de roi. L’ancien Président qui entend déstabiliser l’adversaire Macky, souffle et chaud et le froid et déroule sa stratégie diabolique.

On va ainsi entamer dès aujourd’hui, une seconde semaine de campagne. Sans doute décisive. Le ‘’mercato électoral’’ pourrait arriver à son terme. On saura certainement qui soutient qui.

Dans tous les cas, plus on s’approchera de villes à problèmes, comme Dakar et Thiès, plus le discours peut être plus intensif et la mobilisation davantage passionnante.

Dakar, la capitale, va enregistrer de rudes batailles électorales dans le cadre d’une campagne qui est déjà inédite. Khalifa et les siens, très populaires dans la capitale, vont véritablement entrer dans la danse avec Barthélémy Dias qui mettra fin à une hibernation passagère.

Bamba Fall, le Maire de la Médina, aura fini de consulter les ‘’xamb’’ (les esprits chez les Lébous), et d’autres surprises attendent, incontestablement les Sénégalais.

Mais, tout cela, c’est l’expression de la vitalité démocratique dans notre pays.

Il est à regretter cependant quelques écarts de langage de la part de Wade, mais aussi de caciques du régime comme Moustapha Cissé Lô.

Pis, les quelques actes de violence enregistrés avec l’attaque du cortège de Sonko à Saint-Louis sont à condamner et les coupables doivent être traqués et punis.

Dans ce même sillage, nous déplorons, pour le constater, l’existence de trop nombreux accidents mortels lors de cette première semaine. Macky, Madické, Idy ont eu des accidents mortels dans leurs cortèges. Et l’Armée vient d‘enregistrer un lourds bilan de décès dans ses rangs dans un accident à hauteur de Sédhiou, avec quatre gendarmes tués et des blessés graves.

Nous osons espérer que les pertes en vie humaine enregistrées s’arrêteront là. Et que le vent de paix constaté jusqu’ici continuera à souffler sur le Sénégal qui a le devoir de montrer l’exemple en matière de démocratie en Afrique. (Assane Samb/Rewmi)

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