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Ourossogui : REPONDRE se prononce sur la situation de l’école sénégalaise et sur le parrainage

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Le Dimanche 15 avril 2018, à Ourossogui, le Réseau des Enseignants du Pôle Nord Républicain (REPONDRE) a organisé une conférence de presse pour se prononcer sur la situation de l’école sénégalaise et sur le parrainage. Lire la déclaration préliminaire des camarades de Ciré Dia.

« Mesdames et Messieurs,

REPONDRE (Réseau des Enseignants du le Nord Républicain) et l’ensemble des enseignants issus de  la Mouvance Présidentielle de Matam, Kanel, Ranérou, Podor,  Bakel, Dagana et Sqint-Louis fort de 3248 enseignants organisent la présente conférence de presse pour alerter l’opinion publique nationale et internationale et les autorités gouvernementales, toute la communauté éducative du Sénégal ainsi qu’aux partenaires du Sénégal en matière d’éducation pour demander solennellement aux enseignants en général et aux Syndicalistes en particulier de lever le mot d’ordre de grève.

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Appréciant la plateforme des enseignants et les réponses positives proposées par le Chef de l’état, notamment en ce qui concerne l’augmentation de 25 000 FCFA par mois de l’indemnité de logement ;

Considérant par ailleurs les fortes mesures prises pour l’absorption du stock des arriérés de rappel sur les avancements ainsi que l’accélération sur les procédures de titularisation ;

Considérant l’engagement public du Président Macky SALL face à la Nation à l’occasion du message à la Nation du 04/04/ 2018 ;

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Saluant à sa juste valeur l’implication du khalife Général des Tidianes pour un dénouement heureux à la crise scolaire. Estimons que les conditions objectives sont réunies pour la levée du mot d’ordre de grève ;

Invitons en conséquence tous nos camarades enseignants membres du réseau REPONDRE ou pas et les secrétaires généraux de syndicats, à bien vouloir reprendre les enseignements pour sauver l’année scolaire en cours et contribuer à apaiser le climat au sein de l’école Sénégalaise.

Invitons le gouvernement du Sénégal au réaménagement du calendrier des examens de fin d’année pour permettre de relever substantiellement le quantum horaire.

En définitive, le réseau REPONDRE félicite le gouvernement du Sénégal et donne un satisfécit total au Premier Ministre MahamadBoun Abdallah Dionne pour le tact et le professionnalisme qu’il a fait montre pour arriver aux mesures allant dans le cadre d’améliorer la situation de l’école.

Le parrainage pour plus d’égalité entre les candidats  

Les élections présidentielles de 2012 ont été riches en enseignements sur plusieurs plans. La principale leçon qu’on avait tirée des candidatures était la disparition dans un futur proche des candidats indépendants.

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En effet , la jurisprudence Youssou NDOUR et Kéba KEINDE aurait poussé les futurs candidats indépendants à recourir systématiquement aux partis politiques, ce qui les dispenserait alors du jeu hasardeux de la collecte des dix mille (10.000) signatures (parrainage) pour se voir qualifiés aux compétitions électorales.

C’est d’ailleurs, cette voie qu’avait intelligemment empruntée Madame Diouma DIENG en allant se faire “parrainée “ par le Mouvement des chômeurs du Sénégal et du Parti Initiative Démocratique Jogal (IDJ) comme qui dirait un “parti boîte aux lettres “.

Existe-t-il une différence entre le candidat indépendant (à qui on demande de produire 10.000 signatures pour prétendre à la candidature) et le candidat issu des formations politiques ? 

N’y a t- il pas alors rupture de l’égalité devant la loi en ce qui concerne la candidature à la présidence de la république entre le candidat parrainé par les partis politiques et le candidat lamda, le candidat indépendant ?

En quoi devrait-on favoriser le “ candidat politique “ par rapport au candidat “ citoyen tout court “ ?

Notre pays compte à ce jour près de trois cent (300) partis politiques légalement constitués. Avec ce qui s’est passé au mois de juillet dernier, lors des élections législatives , n’est-il pas probable qu’on se retrouve encore avec plus d’une cinquantaine de candidatures à la présidentielle si les règles actuelles sont maintenues ?

Restaurer l’égalité des chances de tous les candidats à la candidature

Le débat actuel, bien entretenu par l’opposition qui a trouvé un créneau fort porteur pour dresser l’opinion contre le pouvoir, à notre humble avis, ne devrait se situer que sur l’aspect pratique, c’est-à-dire, les modalités de mise en œuvre, car le parrainage est une nécessité pour plus de justice entre les différents candidats et un rempart quant aux candidatures fantaisistes .Ces dernières ne font que peser sur nos maigres ressources pour la confection des bulletins de votes  (plus de six (6) millions pour chaque candidat) l’impression des profession de foi (des millions d’imprimés pour chaque candidat), les frais pour les apparitions à la télévision lorsque chaque candidat sera suivi par une équipe pour la couverture de la campagne, etc.

Le constat, après les opérations électorales, est la prolifération de ces différents imprimés servant d’emballages entre les mains des vendeuses de cacahuètes et boutiquiers.

Le hic, surtout, serait le fait pour les populations de se voir asséner  des émissions de la campagne électorale qui vont tirer en longueur au risque finalement de produire un effet contraire au but initial qui était de convaincre les électeurs par la présentation de programmes.

Quelques éléments de réflexion sur les modalités pratiques

Le projet de parrainage nous renseigne et stipule : “les dispositions pratiques du contrôle de ces listes sont fixées par l’autorité ou la structure chargée de la réception des dossiers de déclaration de candidature“.

A ce jour , pour les présidentielles , c’est le Conseil Constitutionnel qui reçoit et arrête la liste définitive des candidatures conformément à l’article 30 de la Constitution, tel que prévu par le Code électoral, en son article L.118 qui dispose :

La déclaration de candidature est déposée au greffe du Conseil constitutionnel, dans les délais fixés par l’article 29 de la Constitution, par le mandataire du parti politique ou de la coalition, qui a donné son investiture, ou celui du candidat indépendant ».

Donc, c’est ce même Conseil constitutionnel qui va arrêter la liste et se prononcer en cas de contestation.

Le Conseil Constitutionnel statuera alors sur les éventuelles contestations et proclamera la liste définitive des candidats.

Nombre de signatures pour le parrainage aux différentes élections

A la suite d’une volonté du pouvoir de négocier sur une baisse éventuelle du chiffre de 65.000 signatures proposées dans le projet de loi, l’opposition a brandi une fin de non-recevoir en demandant un retrait pur et simple du projet”.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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