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Lendemain d’élection : Les Syndicats se signalent

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blouses blanches
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Va-t-on vers de nouvelles perturbations dans les secteurs de la santé et de l’éducation ? Tout dépend du Président Macky Sall, selon les syndicalistes. Ces derniers qui avaient mis en veilleuse leur mouvement d’humeur pour ne pas enfreindre le bon déroulement des élections attendent le chef de l’Etat pour la satisfaction de leurs revendications.

Le Président Macky Sall a intérêt à se pencher immédiatement sur les revendications des syndicats de l’éducation et de la santé, s’il veut éviter encore des perturbations dans ces secteurs à l’entame de son second mandat. Les enseignants et les agents de la santé qui avaient répondu à son appel, à la veille des élections, en levant leurs mots d’ordre de grève, l’attendent de pied ferme pour la satisfaction de leurs préoccupations qui les avaient longtemps maintenus loin de leur lieu de travail. «Je rappelle que tous les Sénégalais ont constaté que, durant tout le processus électoral, nous n’avons pas bougé, pas de revendications, ni de grève. Parce que tout simplement nous avions pensé qu’il faut qu’on se mette en dehors du processus électoral pour ne gêner personne. Nous n’étions ni du côté de l’opposition, ni du côté du pouvoir. Maintenant que les élections sont derrière nous, nous signalons que tous les candidats avaient indiqué l’éducation comme étant une priorité dans leurs programmes», rappelle Saourou Sène, secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (Saems) joint au téléphone par WalfQuotidien. Selon ce dernier, le Saems avait signé des accords avec le gouvernement. Mais, ces accords ne sont pas totalement matérialisés. Pourtant les enseignants auraient dû maintenir la pression, dit-il, durant la période électorale mais ils ont choisi de faire profil bas en entendant que le scrutin passe dans la paix sociale. Saourou Sène soutient que la question du système de rémunération des agents de l’Etat est restée entière. Puisque le Président sortant a été réélu pour un second mandat, ils s’attendent, aujourd’hui, à ce que son gouvernement qui connait très bien cette question puisse directement aller vers des propositions concrètes. Parce que, note-t-il, au niveau de la fonction publique sénégalaise, le système de rémunération est frappé d’injustices.

Secrétaire général du Cadre unitaire des syndicats du moyen secondaire (Cusems), Abdoulaye Ndoye affirme pour sa part qu’à la veille de l’élection présidentielle, ils ont interpellé les différents candidats sur leurs programmes liés à l’éducation. «La question des lenteurs administratives est toujours d’actualité. C’est une préoccupation essentielle pour nous. En résumé,  beaucoup de points n’ont pas été matérialisés alors que les délais consignés dans le protocole sont largement dépassés. Nous avons déposé un préavis de grève et nous attendons le gouvernement», annonce-t-il. «Nous pensons que sur le régime indemnitaire, ce n’est plus une promesse pour le Président Macky Sall, c’est plutôt un engagement. Nous lui demandons de nous proposer un système de rémunération plus équitable et plus juste. Nous pensons que s’il nivèle par le haut, nous allons tous gagner», renchérit Mballo Dia Thiam, président du syndicat de la santé And Gueusseum. Pour le syndicaliste, la question du recrutement attend toujours d’être réglée. Selon lui, six cents agents de la santé attendent toujours d’être recrutés pour combler le gap du personnel dans les structures sanitaires. Car, en consultant la carte sanitaire, on constate, affirme-t-il, qu’il y a un besoin énorme d’agents de santé.

Il y a aussi la question relative à la Couverture maladie universelle (Cmu) avec sa dette «faramineuse» due aux hôpitaux. Sur ce, Mballo Dia Thiam et Cie demandent au chef de l’Etat nouvellement réélu de leurs proposer un système de financement holistique et systémique qui réduirait les paiements directs pour éviter les corruptions. «En tout cas nous attendons. Nous sommes optimistes. Et quand il y aura des difficultés aussi qui remettent en cause la relation de confiance entre le gouvernement et notre syndicat, notre arme c’est la lutte. Et sur ce plan, nous ne serons pas suppliés. Ce n’est pas la paix définitive mais, ce n’est pas, non plus, le conflit permanent. Nous attendons le gouvernement, selon les situations qui vont se présenter à nous»,  avertissent-ils en chœur. (WALFNet)

 

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