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Le Président, que la pêche continue … (Par Nalla Ndiaye)

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Le pays traverse des difficultés qui nécessitent de mettre en place des stratégies en vue de les minorer progressivement vers une solution définitive. C’est dans ce cadre que le Président Macky a axé sa politique dans le Programme d’un Sénégal Emergent ( PSE ). Ensuite il s’est ouvert pour mieux gérer les affaires et ce jusqu’à demander à son entourage d’aller chercher l’expertise où elle se trouve.

Tout simplement parce qu’il est convaincu que des solutions existent tout en sachant que nul ne les monopolise. Aussi, il est à rappeler que cette recherche d’expertise repose essentiellement sur la mobilisation de ressources humaines pour une grande efficacité portant notamment sur l’accroissement de la productivité du PSE. Et là on comprend aisément pourquoi le Président a fait appel à Djibo Ka qui se présente comme l’une des ressources humaines dont les compétences étatiques et gouvernementales sont les plus avérées dans ce pays. A cet effet, pourquoi ces tirs contre ce grand serviteur de l’Etat dont le seul tort est d’avoir des qualités reconnues par nos Chefs d’Etats qui ont marqué leur histoire si bien que Macky ne peut faire exception dans la recherche de compétences pour l’exécution du PSE.

Ce programme, rappelle-t-on, est constitué de vingt sept projets en vue d’atteindre des objectifs précis de développement. Un développement dont l’émergence porte sur tous les aspects de la vie de nos populations et de celle de l’Afrique environnante si l’on en juge les retombées. Ainsi, force est de reconnaitre qu’un tel programme avec tout l’enjeu qu’il suscite, peut contraindre le Président d’aller chercher au-delà de sa majorité des compétences pour son succès . Et que les gens doivent savoir qu’il n’a pas fait appel à Djibo pour augmenter ses militants ou accroitre son électorat mais plutôt à ses talents et capacités pour l’accompagner dans la réalisation de ses projets de développement. J’en veux pour preuve, les passages de l’homme dans les institutions ministérielles avec actes et faits qui, entre autres mériteraient d’être rappelés . Au Ministère du Plan et de la Coopération, Djibo a été le réformateur du fonds de contrepartie Canado-Sénégalais.

Un fonds qui s’est substitué à l’Agence canadienne pour le développement international ( ACDI ) dont la mission était de gérer les programmes d’aide publique au développement. Ce fonds était supervisé par le Bureau des Conseillers Techniques du Canada à Dakar. Le bureau devient plus tard un comité de gestion sous le contrôle d’un cabinet d’expertise comptable, de conseil et l’audit .La direction était assurée par un Secrétariat Permanent qui rapportait à la tutelle toutes les activités des projets dont le nombre s’est élargi à l’arrivée de Djibo. Au Ministère de l’Education Nationale ,il a su insuffler le fonds d’impulsion sur les recherches scientifiques et techniques ( FIRST) par des mécanismes de suivi des projets, d’obligations de résultats et surtout de contrôle assurés par un cabinet d’expertise comptable . Au Ministère de l’Intérieur il a tenu d’emblée une réunion avec ses directeurs et chefs de service sous ses termes : Messieurs je tenais d’abord à vous rappeler que nous ne sommes pas dans cette institution pour tel ou tel parti politique mais pour l’application et le respect des lois et réglements qui régissent notre république. Ensuite je vous demande de la présence chaque fois que j’aurai besoin de vous et même si vous allez dans les toilettes que je sois informé. Enfin si vous avez des problèmes entre vous, régler les ; sinon arrivé à mon niveau, je prendrai la décision …

Des exemples portant sur son sens élevé de la nation, son patriotisme, sa disponibilité et sa générosité dans les affaires républicaines et étatiques ne peuvent être évoqués sur une page. Le Président, dans la recherche des compétences, a fait appel à cet homme de courage et de défi politique dont les limites sont inconnues qui a toujours travaillé sans un esprit de calcul ou de contrepartie du fait de son amour de l’Etat. N’avait-il pas dit au Président Wade :  » je ne demande rien « . Et ce dernier, ne lui aurait-il pas dit plus tard : » Monsieur le Ministre, vous êtes un homme d’Etat ». Homme de devoir, de justice et d’équité, Djibo est celui qui a la faculté de s’adapter à tous les régimes politiques portant sur un Etat de droit dont il ne ménage aucun effort pour sa défense.

Ainsi, le Président Macky Sall, dans la recherche de ressources humaines pour son programme politique, n’a pas hésité à aller pêcher dans les profondeurs de l’opposition ce gros poisson. Et cette pêche sera continue car notre pays regorge de talents et capacités pour la conduite du PSE qui est devenu, entres autres, l’unique source, l’unique mesure du bien être, le critère principal où sont résolus essentiellement les problèmes auxquels nos populations sont confrontées. M. le Président ,les hommes politiques n’ont fait qu’interpréter ou théoriser les aspects portant sur les programmes de développement c’est à dire sur la vie économique. Le moment est venu de ne plus se limiter à eux mais de se diriger vers ces autres talents et capacités même apolitiques. En résumé, il nous faut des rêveurs et que la pêche continue…

Nalla Ndiaye /JPEG/UCAD

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