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Laeticia Hallyday : les temps forts de son interview au « Point »

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laeticia Hallyday
laeticia Hallyday

La veuve de Johnny Hallyday s’exprime pour la première fois depuis le décès du chanteur. Son deuil, le conflit avec les aînés du rockeur… Elle se livre.

Cela faisait quatre mois qu’elle restait enfermée dans son silence. Depuis la mort de Johnny Hallyday, Laeticia, son épouse depuis plus de vingt ans, a régulièrement fait la une des journaux en raison de la bataille judiciaire qui l’oppose à Laura Smet et à David Hallyday, les deux aînés du chanteur, sur la question de la succession et de l’héritage de « l’idole des jeunes ». Elle ne s’était jusque-là pas exprimée. Laeticia Hallyday a choisi Le Point pour parler et livrer sa vérité. Florilège des temps forts de l’entretien qu’elle nous a accordé à Los Angeles, dans la maison familiale de Pacific Palisades.

Sur les derniers jours de Johnny Hallyday

– « On se retrouve tous ensemble dans une pièce. David et Laura ont montré plus de courage que moi à ce moment-là. Ils m’ont prise dans leurs bras. Ils ont eu une attitude très protectrice, très généreuse. Ils disaient : On est avec toi, on ne va pas te lâcher ! »

– « Je suis sortie pour embrasser Hélène [Darroze, NDLR]. J’ai juste quitté la chambre cinq minutes. C’est là que mon homme est parti. Je me suis effondrée. J’ai mis trois heures à me relever. »

– « La résilience, c’est l’histoire de toute sa vie. C’était un élu. Mon mari avait quelque chose de divin. »

Sur ses relations avec David Hallyday et Laura Smet depuis la mort de leur père

– « Vous savez, mon mari, ce n’était pas quelqu’un qu’on pouvait manipuler, à qui on pouvait dicter des choses… »

– « Après l’enterrement, David et Laura ont promis à mes filles de les protéger, d’être là pour elles, de les appeler à Noël, de venir nous voir en février à Los Angeles, de passer du temps avec nous. Rien de tout cela ne s’est produit, et on a fini, mes filles et moi, assignées par mes beaux-enfants ! »

– « Je les attends à bras ouverts. On est une famille ! Je ne demande que la paix, mais qu’on respecte la mémoire de mon mari ! Comprenez-moi : je serai, un jour, prête à pardonner. J’ai beaucoup pardonné dans ma vie, mais il faut aussi fixer les limites. On me vole mon deuil. On me roue de coups. »

– « Mon homme n’étant plus là pour répliquer, on m’accable, on me fait passer pour celle que je ne suis pas. Mais personne ne pourra me voler mes vingt-trois années de vie avec lui. Il vit en moi. C’est atroce de devoir vivre ça, seule avec nos petites filles. »

– « Il n’y a pas de clan Boudou ! C’est un fantasme monté de toutes pièces ! D’ailleurs, je ne m’appelle plus Boudou depuis vingt-trois ans ! »

Sur ses sentiments à l’égard des aînés du chanteur

– « J’avais beaucoup d’inquiétude pour eux [David et Laura]. Parce qu’ils sont dans mon cœur et parce que je sais qu’ils n’ont pas tout dit à leur père. »

– « J’ai beaucoup d’empathie pour la souffrance de David et Laura. Elle est bien réelle. Ils ont souffert du manque de leur père. Leur enfance a été compliquée. »

– « Je n’ai jamais eu cette relation-là avec eux avant. Surtout avec David. J’ai aimé David tellement fort. Je ne dirais pas que je l’ai aimé comme mon propre fils, parce qu’il est plus grand que moi, mais très fort. »

– « Je n’ai jamais eu ces rapports avec eux avant. J’ai donné beaucoup d’amour aux premiers enfants de mon mari. Beaucoup de bienveillance, de compréhension. »

Sur sa vie sans Johnny Hallyday

– « Le monde continue de tourner, alors que le mien s’est arrêté. C’est difficile de réapprendre à vivre sans Johnny. J’ai passé plus de la moitié de ma vie avec lui. […] J’ai déplacé des montagnes pour lui. »

– « Mon mari était tout pour moi et j’étais tout pour lui. Dans cette pièce [de leur maison à Los Angeles, NDLR], tout me ramène à lui. Jusqu’à l’air que je respire. Il prenait beaucoup de place dans cette maison. Il était mon monde entier. Et réciproquement. »

– « C’est très dur de vivre sans mon mari. Il me manque terriblement et je le pleure tous les jours. […] Je voudrais surtout pouvoir faire mon travail de deuil tranquillement. Ce sont des montagnes de courage à franchir tous les jours. J’ai besoin de paix pour y parvenir, car je dois reconstruire une vie sans lui. Pour mes filles. »

Le Point.fr

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