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La riposte musclée des frondeurs du Pds à Dagana

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Frondeurs du Pds
Frondeurs du Pds

La situation dégénère au Parti Démocratique Sénégalais. Au moment où les «Wade» activent les fédérations dans le pays et dans la diaspora pour recueillir des soutiens, Oumar Sarr et Cie font dans la résistance.

La situation dégénère au Parti Démocratique Sénégalais (PDS). Au moment où les «Wade» activent les fédérations dans le pays et dans la diaspora pour recueillir des soutiens, Oumar Sarr et Cie font dans la résistance. En tournée dans son fief à Dagana, acquis à sa cause, la tête de file de l’Alliance Suqqali Sopi a dézingué Karim Wade qu’il accuse d’être à l’origine de la division au sein de la formation libérale.

Désormais, tous les moyens sont bons  pour  garder  l’étendard «bleu  jaune»  du  Pds.  C’est  de bonne guerre. Les deux camps rivaux avancent désormais à visage découvert. Depuis le début de la crise,  pro-Wade  comme  frondeurs peaufinent des stratégies. Les premiers pour exclure Oumar Sarr et Cie du parti, les autres pour  écarter  définitivement Karim Wade de la course. Il a suffi qu’Omar Sarr et ses camarades portent sur les fonts baptismaux l’Alliance «And Suqqali Sopi» pour que Me Abdoulaye Wade et son fils Karim déclenchent un rouleau compresseur contre eux.

L ’ancien Président et ses ouailles ont ainsi activé toutes les fédérations du pays et de la diaspora qui, pour la plupart, ont condamné l’attitude des frondeurs avant de demander leur  exclusion.  Pratiquement aphones depuis leur conférence de presse portant création de leur courant au sein du PDS, Oumar Sarr et Cie ont lancé la riposte le weekend dernier . Pour une première, ils ont choisi, Dagana, fief du leader naturel de «And Suqqali Sopi», Oumar Sarr qui bénéficie toujours d’un grand soutien des populations  locales.

D’ailleurs, des images montrent les rues de Dagana grouillées de monde accueillant leur fils et maire. Le lendemain dimanche, la fédération départementale a réuni ses 11 sections à Richard-Toll où Oumar Sarr est revenu sur l’origine de la crise qui fait actuellement rage au PDS avant de se déchainer sur Karim Wade qu’il traite de peureux. Selon le maire de Dagana, les remous au sein du PDS découlent tout bonnement de l’absence de Karim Wade au scrutin présidentiel du 24 février 2019.

Il estime que l’ancien ministre de la Coopération Internationale a saboté leur plan en annonçant sa venue alors qu’il n’avait pas le courage de mettre les pieds au Sénégal. «Karim Wade a promis qu’il allait venir, il l’a répété à plusieurs reprises et s’est engagé à le faire. Nous étions prêts pour ça. On l’a attendu  jusqu’au  dernier  moment, en vain. Il a refusé de venir tout simplement parce que les gars du pouvoir ont menacé de l’emprisonner. Il a eu peur et il est resté à Doha. Le PDS est un parti sérieux. Comme il n’avait pas le courage ; il pouvait le dire depuis le début. On l’a attendu en annonçant partout qu’il allait venir. Il n’est pas venu et le plus désolant, jusque-là, il ne m’a pas dit pourquoi il a adopté un tel choix», explique Oumar Sarr.

De l’avis de l’ancien ministre de l’Habitat, le boycott du PDS de la présidentielle n’a profité qu’aux autres candidats lors de ce scrutin que soit Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Issa Sall et Madické Niang. «Et cela fait partie de ce qui a commencé à diviser le PDS», ajoute-t-il. Pour lui, un parti comme le PDS ne doit pas jouer avec une élection comme la présidentielle. «Le PDS est un parti sérieux. Si on t’investit comme candidat, il faut être à la hauteur», tonne-t-il avant de marteler  que  Karim  Wade  est  un peureux et qu’il ne méritait pas d’être le porte-étendard du PDS à la présidentielle de 2019.

Un brin provocateur , Oumar Sarr a tenu à rappeler le fameux épisode pendant lequel le pouvoir lui avait interdit de sortir du territoire parce faisant partie de la liste des personnes soupçonnées d’avoir  des  biens  mal  acquis. «Quand on m’a interdit de sortir du territoire, j’ai pris une pirogue de fortune pour me rendre en Mauritanie pour revenir à Dakar par avion. On ne peut pas naitre au  Walo  et  être  un  peureux», clame-t-il en faisant allusion à Karim Wade. Il estime qu’il ne peut pas travailler pendant tout ce  temps  et  laisser  le  PDS  à quelqu’un qui manque de courage politique. (L’As)

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