Accueil Actualité Santé Journée mondiale du rein : pourquoi faut-il en prendre soin ?

Journée mondiale du rein : pourquoi faut-il en prendre soin ?

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REINS
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La Journée mondiale du rein qui se déroule le 14 mars est l’occasion de rappeler que l’insuffisance rénale chronique est une maladie encore trop souvent négligée. Le thème de cette année sera axé sur les inégalités de prévention, de détection précoce et de traitement des maladies rénales dans le monde.

Ce sont deux organes aux multiples fonctions. Les reins ont pour rôle de filtrer le sang pour éliminer les déchets et les évacuer dans les urines, maintenir constante la composition du sang et la pression artérielle, ou encore produire une substance appelée érythropoïétine qui stimule la production des globules rouges. L’insuffisance rénale apparaît lorsqu’ils ne parviennent plus à remplir leur rôle de filtre : les déchets et les liquides s’accumulent alors dans l’organisme. Aujourd’hui, 850 millions de personnes dans le monde, dont 6 millions en France, sont atteintes d’une maladie rénale, fait savoir la Fondation du rein en amont de la Journée mondiale du rein.

Celle-ci se déroule chaque année le 2e jeudi du mois de mars et son objectif est d’informer sur le fléau que représentent les maladies rénales pour les populations et l’économie mondiale de la santé. « Il s’agit d’informer le public et de développer le dépistage et le diagnostic précoce des maladies rénales, afin de ralentir par le traitement leur aggravation et de prévenir si possible la destruction totale des reins », indique-t-elle. Le thème retenu pour 2019 est « Des reins en bonne santé, pour tous, partout ! », pour rappeler que des millions de gens dans le monde souffrent d’une maladie rénale, dont de nombreux enfants, mais ne bénéficient pas des mêmes chances de dépistage précoce ou de traitements adaptés.

L’hypertension artérielle et le diabète responsables d’un cas sur deux

Car chaque année des millions de personnes décèdent prématurément insuffisance rénale chronique ou de ses complications cardiovasculaires en raison d’un diagnostic tardif. L’OMS (Organisation mondiale de la santé) prévoit même une augmentation de la prévalence des cas de 17 % dans les 10 ans à venir. Or, les maladies rénales, même si elles sont le plus souvent silencieuses, peuvent être détectées et leur évolution ralentie voire stoppée par des médicaments et des règles hygiéno-diététiques. A noter qu’il ne faut pas confondre insuffisance rénale chronique qui résulte de la destruction progressive et irréversible des reins et insuffisance rénale aiguë, un dysfonctionnement transitoire et réversible de ces organes.

Dans le cas des maladies rénales chroniques, celles-ci sont désormais reconnues comme une question de santé publique au niveau mondial par l’OMS. Dans 50% des cas, elles sont la conséquence d’un diabète ou d’une hypertension artérielle. « Ces maladies sont responsables de lésions des petites artères qui détruisent les glomérules rénaux et altèrent le fonctionnement des reins. C’est pourquoi il est important de dépister précocement la maladie rénale chez ces personnes car une prise en charge précoce en ralentit la progression », souligne l’Assurance maladie. Chez les enfants et les jeunes, il s’agit le plus souvent d’une maladie rénale génétique ou d’une maladie des glomérules rénaux.

En quoi consiste le dépistage ?

« La première conséquence d’une maladie rénale chronique méconnue est la perte progressive de la fonction rénale conduisant à la dialyse ou à la greffe de rein pour sauver la vie du malade. La deuxième conséquence est un risque de décès prématuré par complication cardiovasculaire », ajoute la Fondation du rein. Outre les diabétiques et hypertendus, le dépistage doit être une priorité chez les obèses, fumeurs, personnes de plus 50 ans, ou avec antécédent familial de maladie rénale. D’autant que si une maladie rénale n’entraîne longtemps que peu de symptômes, elle est facile à dépister par des examens très simples dans les urines (recherche d’albumine) et dans le sang (dosage de la créatinine).

Mais, comme le déplore la Fondation, des politiques nationales de dépistage, de prévention et de traitement des maladies rénales font souvent défaut dans la plupart des pays : plus de la moitié (53 %) de ceux dotés de mesures en matière de lutte contre les maladies non transmissibles n’en ont aucune dans ce domaine. « La promotion d’un dépistage précoce et des mesures de prévention sont indispensables pour atteindre l’objectif de l’OMS de réduire de 2 % par an, au cours des dix prochaines années, les décès liés à une maladie rénale », conclut-elle. A noter que cette journée est également l’occasion d’attirer l’attention du public sur l’importance d’avoir une activité physique et de manger sainement pour prévenir l’apparition ou l’aggravation des maladies rénales. (santemagazine)

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