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Journée de l’épilepsie : les symptômes méconnus à connaître pour détecter la maladie

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epilepsie photo 539886 0@1x
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CRISE – C’est la journée internationale de l’épilepsie. Une maladie qui ne se résume pas à la perte de connaissance et aux convulsions. Tour d’horizon des symptômes pour savoir s’il faut consulter.

C’est une des maladies neurologiques les plus courantes après les maux de tête. Environ 1% de la population française fait des crises d’épilepsie. Et ces crises ne se réduisent pas à une perte de connaissance et des mouvements convulsifs. “Il y a autant de manifestations possibles que de régions cérébrales”, nous expliquait en 2015 le docteur Vincent Roubeau, neurologue au Groupe hospitalier Paris-Saint-Joseph.

Passage en revue des principaux symptômes qui peuvent, s’ils sont répétés, être un signal d’alerte quant à l’état de santé d’un de vos proches.

Les crises généralisées : convulsions, absences ou secousses

On parle de crise généralisée lorsque les deux hémisphères du cerveau sont touchés. On en distingue plusieurs :

⇒ La crise de type “grand mal”, la plus connue du grand public, est aussi “la plus facile à reconnaître : le malade tombe dans les pommes, a des mouvements convulsifs, peut perdre ses urines et l’état post-crise se manifeste le plus souvent par une somnolence et une confusion plus ou moins prolongée”, nous détaillait en 2015 la docteure Mihaela Vlaicu, épileptologue à la Pitié-Salpêtrière (Paris).

⇒ Chez l’enfant, les crises généralisées se manifestent par des absences, autrefois appelées “petit mal”. C’est une crise sans convulsions, pendant laquelle on remarque une fixité du regard et une rupture de contact de quelques secondes dont l’enfant ne se souviendra pas.

⇒ Chez l’adolescent, les crises peuvent se traduire surtout par des spasmes brusques et répétés au niveau des bras et des jambes, “des épisodes de maladresse qui ont lieu principalement au réveil, au moment du passage sommeil-veille”, souligne le docteur Roubeau.

Les crises partielles : tremblements, fourmillements , hallucinations ou déjà-vu

Les crises partielles sont moins connues mais représentent 60% des cas, poursuit le spécialiste.

Leurs manifestations varient en fonction de la zone affectée. On distingue :

⇒ Les crises motrices : “Elles se manifestent par des mouvements rythmiques, des contractions involontaires, un bras qui tremble par exemple”, définit le neurologue de l’hôpital Saint-Joseph.

⇒ Les crises sensitives : il peut s’agir là de fourmillements qui remontent le long des membres.

⇒ Les crises sensorielles : il peut s’agir d’hallucinations visuelles, auditives, gustatives ou olfactives.

⇒ Les crises psychiques : elles correspondent à des impressions de déjà-vu, d’irréalité ou d’état de rêve.

Pourquoi il ne faut pas laisser le patient “criser”

Même si la manifestation n’est pas toujours impressionnante, il ne faut pas laisser le patient “criser”. Plus la prise en charge est tardive, plus “le patient peut développer une épilepsie pharmaco-résistante” (30% des malades), c’est-à-dire insensible aux traitements, poursuit l’épileptologue de la Pitié-Salpêtrière. Car l’absence de traitement antiépileptique risque de se traduire par des crises plus fréquentes. Autre risque : les crises partielles peuvent se transformer en crise généralisée, lesquelles peuvent provoquer des chutes et ainsi des lésions traumatiques qui peuvent également générer des crises.

L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) évoque aussi une évolution en “état de mal épileptique” (crises très longues et rapprochées, sans reprise de conscience) qui peuvent “aboutir à des lésions neurologiques” et mettre en jeu le pronostic vital. Sans compter que le patient épileptique vit sous une épée de Damoclès, qui se traduit par une anxiété fréquente et un fort taux de dépression, rappelle sur son site l’Institut des neurosciences cliniques de Rennes. D’où l’importance de consulter pour poser le diagnostic au plus vite et pouvoir traiter, voire guérir, l’épilepsie. (Lci.fr)

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