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Journée de la Renaissance scientifique de l’Afrique : Intelligence artificielle au cœur des débats

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Ferloo.com- La communauté scientifique sénégalaise a célébré, ce vendredi la 32ème édition de la Journée de la Renaissance scientifique de l’Afrique avec comme thème : “l’Intelligence artificielle : enjeux et défis pour l’Afrique”. C’était en présence de la représentante du ministre de l’Enseignement supérieur, de la  Recherche et de l’Innovation, la Pr Coumba Touré Kane, conseillère technique n°1, Dr Cheikh Oumar Hanne.

En donnant le la, le Pr Doudou Bâ président de l’Académie nationale des Sciences et Techniques du Sénégal (ANSTS) rappelle que la communauté scientifique du Sénégal célèbre ce vendredi la 32 ème édition de la Déclaration de Brazzaville qui a instauré le 30 juin de chaque année, la Journée de la Renaissance scientifique de l’Afrique. Cette journée  a été instaurée depuis 1987. “Elle (cette journée) a pour but de sensibiliser les autorités, toutes les parties prenantes sur l’obligation de faire de la science un levier de développement. Et par conséquent l’Union africaine avait demandé que chaque Etat célèbre le 30 juin de chaque année  cette journée. Cette année nous avons choisi un sujet d’intérêt national et international, un sujet de brûlante actualité : il s’agit de l’Intelligence artificielle” précise-t-il.

“L’objectif, souligne-t-il, est de rassembler toutes les parties prenantes. Vous avez vu, nous avons organisé cette journée pour traiter de ces questions dans les locaux du Conseil économique, social et environnemental (CESE) qui est un organe de conseil au niveau des autorités et qui peut diffuser certaines informations issues de cette rencontre”.

Pour la Pr Coumba Touré Kane, conseillère technique n°1 du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Cheikh Oumar Hanne, ces genres de rencontre apportent énormément des choses au ministère puisque à l’issue de ces rencontres, il y aura des orientations et des recommandations qui vont être recapitalisées par le gouvernement du Sénégal. Ce qui va lui (gouvernement) permettre de voir les priorités et d’orienter sa planification vers ces priorités  au bénéfice de l’ensemble des populations.

“Surtout fait-elle remarquer, que le thème de cette année est l’Intelligence artificielle où il y a d’énormes chantiers à faire. Le gouvernement du Sénégal va, donc, s’appesantir sur ces recommandations qui seront issues de cette rencontre, notamment, en termes de formation, en termes de cadre réglementaire, comment orienter nos étudiants dans les universités dans le cadre de la transformation digitale, comment outiller les chercheurs, mettre en place des plateformes de formation pour orienter les chercheurs”.

D’ailleurs, elle révèle que le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation est en train d’activer l’acquisition des supers calculateurs qui pourront être utilisés par les chercheurs sénégalais et même ceux de la sous région pour le bénéfice de la cherche du développement du capital humain et des populations.

A ce sujet d’ailleurs, le Pr Seydina Moussa Ndiaye qui a animé la conférence inaugurale de la Journée de la Renaissance scientifique de l’Afrique de définir l’Intelligence artificielle comme étant une  programmation d’une machine pour faire des taches qui sont courantes chez l’homme.

S’agissant des enjeux et défis pour l’Afrique, l’enseignant chercheur de l’Université virtuelle du Sénégal (UVS) le Pr Seydina Moussa Ndiaye avertit que “pour être au rendez de l’intelligence artificielle, l’Afrique doit former en masse ses populations, ses jeunes dans cette technologie, former en masse ses jeunes dans ces technologies, former ses jeunes dans tout ce qui est mathématique, dans tout ce qui est informatique, dans tout ce qui est technologie spécifique à l’Intelligence artificielle”.

D’autant plus que poursuit-il, “actuellement on est dans une course effrénée au  niveau mondial. Aujourd’hui, il y a un engouement et un financement massif. Si on veut développer l’Intelligence artificielle, on est obligé de passer par un financement massif parce qu’il nous faut accueillir les talents au niveau mondial et former en masse nos populations car l’Intelligence artificielle peut être utilisée dans tous les domaines de la vie : dans le domaine de l’agriculture, dans le domaine de la médecine…”

En marge de la célébration de la Journée de la Renaissance scientifique d l’Afrique, l’Académie nationale des Sciences et Techniques du Sénégal (ANSTS) a profité de l’occasion pour promouvoir l’excellence en décernant des prix à des Doctorants ou à des Docteurs qui dans le cadre de leurs travaux, ont fourni un travail important pour le Sénégal et pour l’Afrique. “Nous avons pensé que c’est le moment de les primer. C’est ce que nous avons fait ce matin. Il s’agit d’une dame qui a travaillé dans le cadre de l’école doctoral de la santé, de l’environnement et des sciences de la vie et un autre, un monsieur qui a travaillé dans le cadre des activités sociales” se félicite le président de l’ANSTS, le Pr Doudou Bâ.

 

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