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Japon et Afrique : Des relations nouvelles

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Ferloo.com-Au centre de Londres hier, une révolution tranquille a été mise en avant: le fait que le continent africain est en train de passer d’un statut de dépendance à un statut d’autonomie, avec l’aide du Japon et d’autres partenaires du développement.

En effet, la Royal African Society (RAS) a organisé une conférence intitulée « Japon & Afrique : un nouveau type de relations ? », en association avec le gouvernement du Japon. Cet événement s’est déroulé en amont de la 6e conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Tokyo International Conference on African Development ou TICAD VI), le premier sommet TICAD jamais organisé en Afrique qui aura lieu à Nairobi, au Kenya, les 27 et 28 août.

La conférence a fait intervenir deux experts dans le domaine du développement international qui ont discuté de l’avenir de l’Afrique. Akihiko Tanaka, professeur à l’université de Tokyo et ancien président du JICA (Japan International Cooperation Agency), a participé à une discussion avec M. Charles O. Boamah, directeur financier et vice-président de la Banque africaine de développement.

  1. Tanaka estime que les pays africains devraient jouer un rôle inestimable pour le Japon dans les décennies à venir, en tant que partenaires toujours plus importants et qui représentent un énorme potentiel commercial.

Pendant son discours, M. Tanaka a présenté son plan en quatre points pour l’Afrique : Croissance durable : ce qui est consommé en Afrique doit être produit en Afrique ; Développement inclusif : importance de l’infrastructure économique ; Bonne gouvernance : accélérateur de croissance et Sécurité : même si le nombre de guerres civiles a diminué, les citoyens sont toujours menacés par le terrorisme et la violence.

Professor Tanaka a déclaré : « Habituellement, lorsque l’on entend parler de l’Afrique, il est rare que l’on pense au Japon et de même lorsque l’on pense au Japon il est rare que l’on fasse le lien avec l’Afrique. En fait, le Japon et l’Afrique travaillent en étroite collaboration depuis des décennies – et nous rapprochons de plus en plus.

“Nous avons besoin de renforcer le cap de développement de l’Afrique dans la première décennie du 21e siècle – en optimisant les capacités humaines, en développant les infrastructures et en encourageant le secteur privé dans le but de faire progresser les investissements. Pour y parvenir, nous avons besoin de redoubler nos efforts pour faire face à la baisse des prix de certains produits de base comme le pétrole, renforcer les soins de santé primaires et juguler les courants d’extrémisme violent qui se sont infiltrés dans certaines régions de l’Afrique. »

Charles Boamah a déclaré : « Les priorités doivent être les suivantes : apporter éclairage et électricité à l’Afrique, faire face au déficit énergétique ; nourrir l’Afrique, en étudiant l’ensemble de la chaîne alimentaire et en améliorant la productivité dans l’agriculture ; industrialiser l’Afrique, en remédiant à sa faible contribution aux échanges industriels ; intégrer l’Afrique, en améliorant le commerce intra-régional ; et enfin améliorer la qualité de vie des Africains en termes de travail et de compétences.

Ces objectifs doivent être atteints selon les principes qui sous-tendent la TICAD, à savoir appropriation et partenariat. La TICAD et le Japon ont toujours reconnu que le développement commence par l’appropriation du processus par les Africains, avec le soutien de nos partenaires et amis. »

Le Japon est désormais engagé depuis plus de vingt ans dans la promotion de la paix et de la stabilité en Afrique, dans le cadre de partenariats de collaboration. Ce partenariat a pour volonté de permettre à l’Afrique de s’approprier son propre avenir et de maintenir les engagements de la communauté internationale.

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