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Hausse du prix de l’électricité et familles à faibles revenus : Moustapha Diakhaté démonte les arguments du DG de la Senelec »

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Dans post, Moustapha Diakhaté a analysé l’impact de la hausse du prix de l’électricité sur les familles à faibles revenus. C’est pour prendre le contre pied du Directeur général de la SENELEC, Pape Demba Bitèye qui «a fait le choix dangereux de taper les familles à hauts revenus et surtout les entreprises »

« Monsieur Pape Demba Biteye, le très courtois Directeur général de la Senelec, a soutenu devant la presse que « 611.203 familles à faibles revenus qui constituent 54 % de la clientèle domestique ne seront pas impactées par cette hausse. »

Qu’en est-il exactement ?

Rien n’est plus faux que cette déclaration dans la mesure où qui sème la hausse de l’électricité récolte irrémédiablement une hausse de l’inflation, une réduction du taux croissance de l’économie et une aggravation du chômage de masse, phénomènes qui impactent principalement les familles à faibles revenus.

Avec sa nouvelle hausse du prix de l’électricité, la Senelec a fait le choix dangereux de taper les familles à hauts revenus et surtout les entreprises.

En effet, on n’a pas besoin d’être un économiste pour comprendre que l’économie n’était que de l’énergie transformée.

C’est pour dire que rien ne se fait, rien ne se vend qui ne consomme de l’énergie.

Si la rentabilité de la transformation de l’énergie en produits est satisfaisante, alors tout va bien et nous nous trouvons dans une période de croissance sans inflation.

Si cela n’est pas le cas, il faudra que le prix de la plupart des produits grimpe pour qu’ils couvrent leurs coûts énergétiques. Certaines entreprises ne pourront pas le faire et devront disparaitre et dans ce cas, nous aurons alors à la fois une hausse de l’inflation, une faible voir négative croissance de l’économie et l’aggravation du chômage de masse.

Or la hausse de l’inflation, une croissance de l’économie faible voire négative et l’aggravation du chômage de masse touchent surtout les familles pauvres.

Depuis toujours, les périodes de hausse du prix de l’énergie sont toujours inflationnistes, sans que la BCEAO puisse y changer quoi que ce soit. Nous nous en rapprochons rapidement avec la hausse du prix de l’électricité et des carburants.

Les entreprises devront payer plus pour leur énergie. Voila qui n’augure rien de bon pour leurs profits.

En somme, comme cela se produit à chaque fois qu’un pays applique les vieilles charrues du FMI de la hausse du prix de l’électricité et du carburant, les familles à faibles revenues seront très déçues d’être négativement impactées par la hausse de prix de l’électricité.

Bref, c’est de la démagogie et du populisme que de dire que « 54 % de la clientèle domestique » ne seront pas impactées par cette hausse du prix de l’électricité. Cette affirmation est une facilité qui va se retourner tôt ou tard contre la SENELEC.»

 

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