Accueil Actualité Dessous de la rupture Pds-Fnr : Signe clinique de l’opposition à la ramasse

Dessous de la rupture Pds-Fnr : Signe clinique de l’opposition à la ramasse

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L’opposition sénégalaise est marquée depuis quelques années par son incapacité à s’unir. Les quelques initiatives de former une union sacrée contre ce qu’elle appelle les « errements » du régime en place n’ont pas fait long feu à cause des divergences de visions et des stratégies diamétralement opposées. Les alliances se font au gré des intérêts des uns et des autres. Ce qui explique, d’ailleurs, leur instabilité surtout depuis l’avènement de Macky Sall à la tête du Sénégal qui semble les redire à leur plus « simple expression ».

Ce sont les politiques qui le disent : « Il ne faut jamais dire «jamais» en politique ». Le jeu politique sénégalais est toujours dans cette logique de se mouvoir au gré du vent, au gré des intérêts des uns et des autres. La décision du Parti démocratique sénégalais (Pds) de suspendre ses activités au sein du Fnr semble en dire long sur cette instabilité des coalitions politiques surtout celles de l’opposition. Sur cette question relative à la décision du Pds de ne pas prendre part au dialogue national, un analyste politique fait remarquer que «c’est parce que Me Abdoulaye Wade ne se retrouve pas dans le schéma de ces assises. Il a son agenda complètement différent de ce que le dialogue veut proposer. Son combat est la révision du procès Karim Wade».  Et depuis la libération de Khalifa Sall, le cas Karim Wade est mis en veilleuse pour ne pas dire qu’il est classé dans les tiroirs des oubliettes du Fnr.

Donc des coalitions naissent et meurent une fois les unes après les autres car elles ne retrouvent pas leur compte dans tel ou tel schéma politique. Il s’y ajoute qu’au Sénégal, la gestion d’une formation politique ou d’une coalition de partis politiques est très difficile à cause de la précarité dans laquelle se trouvent beaucoup de leaders politiques. Ce qui pousse bon nombre d’entre eux, notamment, ceux qui font de la politique leur métier, à rejoindre tout simplement le camp présidentiel.

Conséquence : L’opposition est complètement affaiblie par sa désunion à s’entendre sur une action d’action. En effet, depuis le début du combat contre la hausse du prix de l’électricité, elle est timidement représentée ou bien elle procède à de molles réactions à travers des déclarations sporadiques. Les opposants sont presque plongés dans une léthargie profonde, laissant la place d’opposant à Ousmane Sonko et à aux mouvements sociaux. (Kritik)

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