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Défaite diplomatique pour la Chine en mer méridionale

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La Cour permanente d’arbitrage (CPA) de “La Haye” s’est prononcée sur le dossier en mer de Chine. Après des années de tensions et provocations, le verdict est le suivant : la Chine n’a pas de « droits historiques » sur la plupart des eaux stratégiques de la mer méridionale.

« Le tribunal juge qu’il n’y a aucun fondement juridique pour que la Chine revendique des droits historiques sur des ressources dans les zones maritimes à l’intérieur de la ligne en neuf traits », d’après le CPA, ce mardi 12 juillet.

La mer de Chine méridionale fait partie de l’océan Pacifique, environ 3500 km de long sur 1000. Elle est bordée de plusieurs pays tels que le Vietnam, la Chine, les Philippines, le Brunei ou encore Taiwan, ce qui a provoqué des tensions entre les différents gouvernements.

Ce conflit s’est enlisé car les enjeux stratégiques étaient primordiaux pour les acteurs. La zone constitue un hub du trafic maritime mondial puisque près d’un tiers du commerce transite en ces eaux. De plus, la zone est riche de pétrole, estimée a environ 18 milliards de tonnes brut, soit 5 milliards de plus que le Koweit à titre de comparaison.

La Chine, dans l’optique d’expansion, revendiquait près de 80% de la zone. Cela irritait les autres pays puisque l’argumentaire de Xi Jinping était basé sur des revendications historiques. Cependant, elles paraissent fictives voire même nulles. Les îles Spraytels et Paracels feraient partie du territoire Chinois depuis plus de deux millénaires, accusant ainsi son principal adversaire, les Philippines, d’avoir annexé près de 400 000 Km2 de sa zone maritime. Au delà de l’aspect économique que peut revêtir le conflit, c’est principalement l’optique politique qui prend le dessus pour la Chine. Le nationalisme dans le pays s’est considérablement accru depuis l’arrivée de Xi Jinping en 2013.

Celui-ci à besoin des archipels pour affirmer et confirmer son statut de domination dans la zone. Ainsi des formes de colonisation par la force sont dénoncées par les Philippines.

EN 2013, la Cour permanente d’arbitrage a donc été saisie par Manille pour pouvoir se défendre suite à ces attaques. Aujourd’hui la réponse du CPA est favorable à Rodriguo Duterte, le nouveau président Philippin. Ainsi la zone économique spéciale décrétée par la Chine sur les îles en question ne peut être validée.

Les Philippines revendiquaient une partie des îles Spratley depuis 1946 par des allocutions faîtes devant l’Assemblée générale des Nations unies.

En 2011, le gouvernement à Manille abordait le terme de « Mer des Philippines de l’Ouest », ce qui a évidemment été perçu comme de la provocation pour la Chine. Cette décision de la Cour permanente d’arbitrage, créée en 1899 par la première Conférence de La Haye, ne met cependant pas fin au conflit en mer méridionale de Chine.

Certes c’est une victoire diplomatique que les Philippines peuvent savourer, cependant le gouvernement Chinois a annoncé qu’il pouvait ne pas prendre en compte le verdict de la Cour, estimant que le conflit devait être géré par les deux pays en question.

« Il nous faudra étudier soigneusement comment utiliser un tel jugement. Ce que je ne veux pas, c’est me battre avec qui que ce soit», avait annoncé le président Philippin. L’heure est plus que jamais à la négociation et au dialogue entre Pékin et Manille. Duterte, dans une optique d’ouverture à son rival, avait annoncé vouloir collaborer pour éviter de nouveaux conflits. Celui-ci va surement devoir faire quelques concessions au géant Chinois qui désire tant élargir sa sphère d’influence.

Tom CRANCE (Aujourd’hui la Turquie)

 

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