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De la pertinence des mesures prises par le Président Macky Sall, le 11 mai 2020

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ndione dg
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Notre pays compte 263 marchés permanents et 250 marchés hebdomadaires ou loumas soit un total de 513 compte non tenu des nombreux lieux de commerce éparpillés dans les coins et recoins. Ce tissu commercial dense joue un rôle économique et social déterminant pour notre pays.

Dans le cadre des mesures barrières génériques contre la pandémie COVID-19, il fallait tout faire pour rompre très rapidement la chaine de transmission du virus qui aurait pu exploser et se disséminer rapidement via ces 250 loumas et 263 marchés du Sénégal avant que notre peuple n’apprivoise progressivement les gestes barrières.

 

L’État du Sénégal en toute responsabilité n’avait pas fermé les marchés, mais l’initiative avait été laissée à l’Administration territoriale de prendre des décisions de sauvegarde en rapport avec les Maires et en fonction de ce que dictait la situation. Cette démarche intelligente est à saluer.

 

Pour les loumas, il fallait une mesure plus forte et générique de fermeture compte tenu de leur caractère interrégional avec une forte propension en termes de contacts.

 

Ces deux mesures sur les marchés et loumas, combinées à d’autres notamment l’interdiction du transport interrégional ont permis à notre pays de continuer l’activité économique tout en mènant le combat contre un virus qui a obligé de grandes puissances du Monde à cesser leurs activités économiques. Le Sénégal n’a pas opté pour un confinement général au moment où des pays d’Europe, d’Amérique et d’Afrique l’avaient fait. C’est cela la vérité.

 

Le mérite de la démarche sénégalaise est là avec un combat intelligent au front à la fois sanitaire et économique avec une pluridisciplinarité d’experts et un leadership clair du Chef de l’Etat.

 

Avec la décision présidentielle du 11 mai 2020 d’ouverture des marchés six jours sur sept, après avis d’experts, le commerce reprend à plein régime avec une journée sabbatique de nettoiement et de désinfection. Durant l’ouverture, le port de masque sera obligatoire à l’accès de même que le respect des distances sociales.

 

Les loumas ou marchés hebdomadaires aussi sont rouverts avec un maintien de l’activité au niveau intra-départemental dans le respect des gestes barrières en présence des forces de défense et de sécurité.

 

La décision sur les marchés et loumas aura pour suite logique une plus vaste reprise de l’activité commerciale dans sa globalité avec comme corollaire des débouchés pour les produits qui étaient déjà en stock. Avec le déstockage, c’est la production nationale et les importations et exportations qui sont relancées entrainant des effets positifs sur le travail, l’emploi, le social et les recettes de l’État.

 

En somme, les relances simultanées à bon régime des importations et des appareils de production et de commerce auront des effets largement positifs permettant à l’Etat d’alléger un peu plus la pression exercée sur les dépenses sociales et dans le même temps d’engranger des recettes pour mieux atténuer les effets de la crise et se préparer à la grande relance d’après COVID-19.

 

A cela s’ajoute la décision de facilitations du retour aux champs et l’accent mis sur la préparation de l’hivernage pour permettre de renouer avec les records agricoles notés depuis plus de sept ans au Sénégal.

 

Nous devons convenir et dire que les choix du Chef de l’Etat sont bons dans le contexte d’une crise qui pourrait aller jusqu’en septembre 2020.

 

Aux premières heures, le Sénégal avait fait le choix du non confinement généralisé. Les nouvelles mesures ne constituent pas un renoncement par rapport à la stratégie initiale. Bien au contraire, elles permettront par la relance de la consommation d’agir sur l’activité globale avec des répercussions économiques et sociales positives.

 

Dans la même foulée, des mesures sont prises pour autoriser l’ouverture des classes d’examen et lieux de cultes dans le respect obligatoire de mesures barrières.

 

Nous devons à la vérité de reconnaitre que tout le dispositif annoncé le 11 mai 2020 par le Chef de l’Etat ne remet pas en cause le caractère obligatoire du port de masque et de respect des gestes barrières qui constituent à ce jour la principale solution contre ce virus. Bien au contraire ces mesures barrières sont renforcées.

 

Il appartient à l’Autorité de fixer le cap et de rendre coercitives les mesures barrières. C’est fait. La balle est dans le camp du peuple qui doit apprendre à vivre avec ce virus à juste esquiver un peu mieux le temps de trouver la parade définitive.

 

Nous devons être unis et ne pas perdre du temps en conjectures et météo de politique politicienne. S’il est vrai qu’il est possible de guérir de COVID-19, on ne guérit un peu plus difficilement de la mauvaise foi ; cet autre virus « nécessaire à quiconque veut, d’un état médiocre, s’élever au plus grand pouvoir » comme dirait Machiavel.

 

Combattre le virus par des gestes barrières et une sensibilisation des citoyens : voilà la seule tribune qui vaille pour le citoyen.

Par Mamadou NDIONE, DG du COSEC

 

 

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