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Boubacar CAMARA : «Ce n’est pas le juge qui interroge, c’est lui-même qui est Interrogé »

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Après Abdoul Mbaye, Mamadou Lamine Diallo et Babacar Mbaye Ngaraaf, c’était, hier,  au tour de Boubacar Camara d’être auditionné par le doyen des juges dans l’affaire Pétro Tim.

Après son face-à-face avec le doyen des juges, il s’est adressé aux journalistes. Et c’est pour pointer un doigt accusateur vers le frère du Président, Aliou Sall. Selon lui, «l’implication de Aliou Sall complique les choses». Occasion qu’il saisira pour détailler : «Lorsque dans une procédure d’attribution de blocs pétroliers et gaziers, le président de la République, qui doit prendre un décret pour finaliser la procédure, retrouve son frère dans la même procédure, il y’a problème». Non sans faire savoir qu’il est normal que les Sénégalais s’interrogent sur les conditions d’attribution des blocs pétroliers et gaziers de Saint-Louis et Cayar. Il a été auditionné par le magistrat instructeur à titre de témoin pour ses anciennes fonctions de secrétaire général du ministre dela Coopération internationale. «J’ai été entendu comme témoin dans l’affaire Petro-Tim. C’est à la suite de mon audition à la Brigade des affaires générales de la Division des investigations criminelles, dans le cadre de l’affaire Petro-Tim», a expliqué le leader du Parti de la construction et de la solidarité(Pcs/Jengu).

S’agissant de son face-à-face avec le juge, il souligne : «Aujourd’hui, ce n’est pas le juge qui interroge. C’est le juge lui-même qui est interrogé et qui cherche à donner des réponses en faisant recours à des justiciables qui veulent bien donner leur point de vue. Et je fais partie de ces justiciables là. Je suis venu dire au Doyen des juges ce que je sais de l’affaire Petro-Tim». Pour se faire on ne peut plus explicite, il ajoute :«L’information judiciaire relative au scandale de Petro-Tim est une occasion pour mieux comprendre ce qui s’est réellement passé avant afin de mieux surveiller ce qui est en train de se passer dans l’attribution des blocs et de prévenir des manquements à l’avenir. C’est une occasion en or pour le juge».

Toujours d’attaque, le leader de Pcs/Jengu est d’avis que les ressources appartiennent au peuple et doivent être attribuées dans la transparence. Avec sa casquette de juriste, il explique :«J’ai une certaine connaissance des procédures d’attribution des contrats pétroliers. Je sais comment on doit attribuer les blocs pétroliers et gaziers. On ne devait pas signer les contrats pétroliers, sous l’empire de la loi de 1998. Cette loi n’était pas favorable au Sénégal. Les conditions de 98 n’étaient pas les mêmes que les conditions de 1992. La répartition 10 %, 90 % n’était pas opportune dans des conditions où on avait des techniques de découverte qui étaient plus faciles avec les 3D».Avant d’ajouter : «En 2012, le Sénégal était dans une année électorale, il fallait changer le code pétrolier et certifier les réserves avant de négocier en position de force». (Walf-groupe)

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