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Le Bureau de suivi du PSE et le DU du Maroc partagent leurs expériences à la BAD

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pse delivery unit pr
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Le Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent (BOS-PSE) et le Delivery Unit du Maroc (DU) ont partagé, lundi dernier à Abidjan, leur savoir-faire dans le suivi de l’exécution des projets.

« Dans le passé, le Sénégal a lancé plusieurs plans de développement qui étaient certes bien élaborés, mais dont la mise en œuvre demeurait largement insatisfaisante. Pour accompagner le Plan Sénégal émergent, un dispositif spécial a été mis en place par la Présidence avec le Bureau opérationnel de suivi. Le BOS s’inscrit dans une perspective de rupture dans l’exécution des projets, focalisée sur l’atteinte des résultats », a indiqué Ousseyni Kane, directeur général du Bureau.

Le BOS contribue à renforcer la transparence et le succès dans l’exécution des projets prioritaires du pays, en facilitant le déblocage des situations problématiques. « Lorsqu’il y a des travaux non exécutés, nous faisons remonter directement l’information au président de la République, qui interpelle les gens concernés de ces projets. C’est un travail réalisé chaque semaine, afin de faire avancer les travaux du Plan », a-t-il ajouté.

Lancé en 2014, le PSE a pour ambition d’élever le Sénégal au rang de pays émergent à l’horizon 2035. « Nous savions que le plus important était de livrer les projets. Car si on ne livre pas, il n’y aura ni création d’emplois, ni de richesse. Et pour livrer, il faut mettre toute la chaîne sous tension », a soutenu le directeur général du BOS.

Selon son adjoint Babacar Gning, les résultats obtenus cinq ans après, grâce à l’accompagnement de la Banque africaine de développement, notamment dans le secteur énergétique, sont encourageants. « En 2012, notre production énergétique était de 573 MW. En 2019, elle est de 1 130 MW, et nous visons 2 300 MW en 2023. Au niveau de l’énergie solaire, la capacité est passée de zéro à 144 MW. Nous devons être à 500 MW en 2023. Le délestage, qui totalisait 99 heures par an, est à moins de 20 heures cette année. Enfin, l’électrification en zones rurales a atteint le taux de 40% contre 24% en 2012 », a-t-il énuméré.

Il a souligné des performances record, notamment dans l’agriculture : la production horticole a plus que doublé, à 120 000 tonnes en 2017, contre 56 000 en 2012 ; la production de pommes de terre a presque décuplé, de 15 000 à 140 000 tonnes. Le Sénégal qui produisait 400 000 tonnes de riz, avoisine désormais 1,2 million de tonnes. Quelque 300 000 emplois ont été créés.

« Nous sommes à l’avant-garde des bonnes pratiques », a souligné Ousseyni Kane. Aussi a-t-il plaidé pour une meilleure articulation des stratégies de développement sur le continent et souhaité un travail en synergie entre les États pour le suivi des projets transfrontaliers. « Nous sommes persuadés que les Delivery Units, avec un arbitrage du chef de l’État, peuvent permettre aux pays africains de réussir leurs transformations économiques », a-t-il affirmé.

Membre du Delivery Unit du Maroc, un bureau chargé du suivi et du contrôle des projets, Ahmed Benomar a fait état des rencontres bimensuelles avec le chef du gouvernement. « Un vendredi sur deux, nous tenons des réunions avec le Premier ministre afin de faire le point d’avancement des projets en cours dans le pays. Nous avons également axés nos missions sur le renforcement des capacités, des programmes ciblés de formation des personnes ressources, la création dynamique de travail avec les ministères », a-t-il révélé.

« Avec les DU, il y a une plus grande cohérence au niveau des priorités gouvernementales et cela contribue à réduire la volatilité des priorités », a assuré Ahmed Benomar, soutenant que les Delivery Units pouvaient jouer un rôle important dans l’intégration du continent.

« Les Delivery Units sont, pour la Banque africaine de développement, des alliés naturels pour la mise en œuvre de sa vision stratégique et l’exécution des projets prioritaires dans les pays membres régionaux. Le Delivery Unit est un concept complexe qui exige une approche minutieuse. Nous sommes ravis de pouvoir bénéficier de la riche expérience du Sénégal et du Maroc que nous pouvons mettre au profit d’autres pays. Nous allons poursuivre notre appui dans ce domaine », s’est engagé Charles Boamah, vice-président principal de la Banque.

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