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2020, une autre étape de la «Marche vers l’Émergence» (Par Samuel A. SARR)

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Samuel Sarr2020
Samuel Sarr2020

L’année 2019 tire sa révérence. Et nous retenons qu’elle fut témoin de la belle réélection du président de la République, Macky Sall, avec 58,27% des suffrages exprimés. Cette confiance renouvelée par le peuple sénégalais, à cet homme, n’est pourtant pas la résultante d’une mission accomplie, parce que achevée. Mais les Sénégalais, dans leur écrasante majorité, ont compris que le Président Macky Sall a enclenché, et cela depuis 2012, une dynamique de changement irréversible, inscrite dans un processus qui nous ouvre, irrémédiablement, les boulevards de l’émergence. Car, celle-ci est un processus autour duquel, les acteurs politiques, plus particulièrement les citoyens, doivent se retrouver et s’entendre. On se demande même s’il ne faudrait pas inventer un Pacte immuable autour de la Vision déclinée par le Président Macky Sall, puisque celle-ci transcende son magistère et sa personne.

A mon humble avis, nous devons accompagner ce processus de transformation positive du Sénégal, avec un esprit constructif et positif. En termes plus précis, nous devons éviter de faire comme ces animateurs politiques assoiffés d’émeutes et de guérilla urbaine, et qui ont toujours dans le ventre, telle une boule d’argile, la défaite de la Présidentielle de février 2019. Ils tentent difficilement, aujourd’hui, hier, comme demain, de maintenir le pays dans un climat de tension politique avec, en arrière-plan, un schéma pour le rendre ingouvernable. Chez eux, tout est prétexte pour organiser des manifestations, afin de jouer les prolongations de la campagne présidentielle. Drapés d’un manteau d’activistes indépendants ou d’acteurs de la Société civile, la plupart d’entre eux appartenait à la coalition électorale en 2019. Ils soutenaient le même candidat et ont, malheureusement, perdu ensemble.

 

Maintenant, la parenthèse de la Présidentielle est fermée. Rappelons, juste à nos activistes politiques, qu’aucun pays ne peut se développer dans l’indiscipline. Et il fallait mettre fin à cette chienlit que cette minuscule minorité voulait vainement instaurer dans le pays. Ils ont voulu utiliser le reportage tendancieux, sur fond de manipulation, de la BBC, pour provoquer un feu et y verser de l’huile. Ce complot des forces étrangères, contre le Sénégal, a foiré. Ils changent d’approche, à l’occasion du réajustement du prix de l’électricité. Là aussi, les Sénégalais, qui ont bien écouté et compris le message du Directeur général de la Senelec, n’ont pas accepté de suivre ces auteurs d’actes subversifs, qui cachent mal leurs véritables motivations. Il me plait de répéter ce que j’avais dit, concernant le secteur du pétrole. «Dans ce pays, ceux qui savent ne parlent pas, ceux qui parlent ne savent pas».

A propos de la Senelec, parlons-en. Le Sénégal, qui vit dans le même cadre macroéconomique que les autres pays de l’Uemoa et de la Cedeao, pouvait-il se passer de cette hausse qui n’a épargné aucun État, depuis 2016 ? Rien qu’en Afrique, 27 pays ont réajusté leurs prix. C’est le lieu de saluer les efforts immenses déployés par le chef de l’État, Macky Sall, pour contenir la hausse, en y procédant de manière graduelle et avec une discrimination positive en faveur des plus démunis. Il ne faudrait pas que ce débat trivial autour de la hausse cache les investissements importants consentis dans le secteur de l’énergie pour un accès universel à l’électricité.

Il y a un temps pour battre campagne. Il est dépassé ! L’heure est, maintenant, au travail et la construction nationale. Nul ne peut développer un pays en 05 ou 10 ans. Ce miracle n’existe pas. Plusieurs générations devront s’investir pour bâtir un État émergent, dont l’inspiration émanera d’un Leader soutenu par son Peuple. Alors, pour développer un pays, il faudrait aussi que le principe de la continuité de l’État soit une réalité partagée et qu’il soit adopté, unanimement, comme un facteur clé de bonne gouvernance, dans l’application des politiques publiques.

Désormais, aucun chef d’État nouvellement élu ne devrait avoir la honte de poursuivre l’œuvre de son prédécesseur. Lorsque le Président Macky Sall met en place une Vision 2035, c’est parce qu’il est conscient qu’il ne fera pas 35 ans à la tête du pays. Mais, au moins, ses successeurs, s’ils sont attachés à la continuité de l’État, devraient avoir l’heureuse humilité de poursuivre ses œuvres, en s’appuyant sur son plan de développement… Comme Macky Sall l’a expérimenté avec certains chantiers de son prédécesseur. Mais, lorsque chaque nouveau Président cherche à effacer les œuvres de son prédécesseur, nous resterons toujours sur la ligne de départ, loin du terminus de l’émergence.

Par conséquence, les acteurs politiques sont tenus d’avoir un consensus minimum autour de certaines questions majeures, afin d’éviter les interminables recommencements qui plombent nos ailes et annihilent nos efforts pour le développement, depuis plusieurs années.

Nous devons tous accepter de nous asseoir autour d’une table pour discuter du développement de notre pays, libre à chacun de garder ses couleurs politiques. Lorsque la situation du pays l’exige, un opposant, aussi radical soit-il, devrait accepter de rencontrer le chef de l’État pour échanger, sans que cela ne soit qualifié de capitulation ou de transhumance.

Le dialogue est un instrument de la démocratie et de la bonne gouvernance politique, et économique. Nos arrière-pensées handicapantes et nos préjugés ennuyeux nous gouvernent et nous entrainent souvent à avoir des comportements d’enfants gâtés. L’opposant qui refuse, aujourd’hui, de dialoguer avec le Président, sera demain le chef d’État qui tendra sa main à ses opposants. C’est tout le sens du dialogue national auquel nous adhérons, parce que nous aimerions, demain, être entendus, compris et acceptés. Nous devons tous nous écouter pour nous comprendre, afin d’avoir un consensus minimum autour des questions majeures.

Depuis 1960, nous avons toujours gouverné ou opposé de la même manière. Osons changer notre approche, dans la gouvernance comme dans l’opposition, pour assurer de meilleurs résultats.

Ce pays ne sortira de la pauvreté que lorsque chaque citoyen jouera pleinement son rôle, en toute responsabilité, tout en restant au service exclusif de la République. Le travail est une vertu que chacun doit cultiver et adopter comme un des piliers de sa religion. Ayons la certitude qu’aucun Gouvernement ne peut offrir un emploi à tous les chômeurs ou sans emploi de ce pays. N’écoutez pas les adeptes de la démagogie chronique. Pour réduire le taux de sans-emploi, il faudra miser sur l’entreprenariat collectif et en masse, sans rien attendre de l’État, qui doit uniquement créer les conditions pour l’épanouissement des entreprises. Le Président Macky Sall s’est inscrit dans cette dynamique, avec la mise en place de la DER, du Fongip etc. Des efforts restent encore à faire pour aider les jeunesses à avoir des moyens pour entreprendre.

Beaucoup de choses a été fait et restent à faire. Contrairement aux propos de l’alarmiste Abdoul Mbaye, le Président Macky Sall a réussi son plan de redressement national, qui constituait à créer les conditions d’un épanouissement économique au Sénégal, dans un environnement des affaires attractif. En plein débat à l’Assemblée nationale de France, le 17 décembre 2019, Bruno LeMaire, ministre français de l’Économie, a salué les résultats importants enregistrés par le Sénégal, avec un taux de croissance très satisfaisant. Il répondait à une question sur la monnaie « éco ».

Soyons rassurés. Le Sénégal est entre de bonnes mains, pour ceux qui savent faire la part des choses. Le pilote a une vision claire, et il refuse d’être diverti par les alarmistes et les politiciens pressés de vivre 2024 en 2019. Surtout ceux qui se cachent dans les rangs de son propre parti. Il faut dénoncer ce débat puéril et indécent posé par des membres de l’Apr sur le mandat du président de la République. La fermeté de Macky Sall n’a d’égal que sa farouche volonté à réussir sa mission à la tête du pays. Il a pris des engagements devant le peuple sénégalais, durant toute la campagne présidentielle, et il s’emploie à les respecter. Ceux qui le comprennent ainsi, continueront à marcher ensemble avec lui.

L’indiscipline qui caractérise la démarche de certains acteurs politiques devrait être abolie. Car, pour bâtir un Sénégal nouveau, il faut une nouvelle citoyenneté, calquée sur la volonté individuelle de chacun à participer à l’œuvre de construction nationale, dans la discipline. Nous devons être animés par l’envie inoxydable de servir notre pays, en oubliant nos appartenances politiques qui provoquent des lourdeurs dans notre marche vers l’émergence. La politique, telle que pratiquée dans notre pays, divise, désunit et casse la dynamique unitaire qui devrait être le soubassement de cette œuvre de construction nationale.

Échouera, tout Président qui pense pouvoir, seul, sortir ce pays de la pauvreté. C’est valable dans tous les pays au monde, mêmes les plus développés. Il est illusoire de croire qu’un chef d’État, messie de surcroit, détenteur d’un pouvoir mystique, peut, sans le soutien des citoyens, éliminer la pauvreté, créer de l’emploi pour tous les jeunes, résoudre l’ensemble des problèmes au niveau de la Santé, de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Énergie, de l’Environnement, de l’Education… C’est IMPOSSIBLE ! Nous devons faire violence contre nous-mêmes, avec un esprit de dépassement, pour nous unir autour d’un objectif commun, afin d’engager ensemble les défis qui sont en face.

2020 s’ouvre ! Faisons, de cette année, celle qui inaugure l’unité des citoyens autour de la République. Nous sommes capables d’atteindre le niveau de développement de la France et des États-Unis mais, pour cela, il faudrait que chaque Sénégalais ait la conscience citoyenne du Français ou de l’Américain. Sur le chemin de l’émergence, cette conscience citoyenne est nécessaire. Et pour cela, il faudrait que les tenants du pouvoir, tout comme leurs adversaires, comprennent que la meilleure compétition, qui est rentable pour le pays, c’est celle qui unit les citoyens, qui forge un destin commun, vers un même but.

Tout le monde ne peut pas être du même côté, mais que les divergences ne l’emportent pas sur l’essentiel. Nos contradictions sont lourdes. Or, les défis majeurs qui nous interpellent devraient nous amener à marcher ensemble. L’exemple du Rwanda de Paul Kagamé revient souvent dans les discussions. Mais, il faut reconnaitre que la discipline est érigée en code d’honneur chez les Rwandais, depuis la fin de la guerre civile. Tout le contraire du Sénégal, où l’indiscipline s’invite à toutes les activités sportives, culturelles, politiques etc. L’indiscipline ne s’accommode pas au développement.

Aider Macky Sall à réussir sa mission, c’est participer à la dynamique de construction nationale. Les autoroutes, les écoles, les universités, les Hôpitaux, l’aéroport, les centrales électriques, les ponts, la paix etc., qu’il a construits, ne seront pas comptabilisés dans son patrimoine personnel. Les Sénégalais sont les bénéficiaires uniques de l’ensemble de ses résultats. Par conséquent, chaque citoyen devrait être fier d’avoir participé à la réalisation de ses œuvres.

Nous devons aimer notre pays et être fier de le servir, sans être l’esclave de nos petites personnes. Marchons ensemble vers l’émergence !

Bonne et heureuse année 2020.

Samuel A. SARR,

Président du parti « Libéralisme Social Sénégalais » (LSS)

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