Accueil du site > Economie > Le PCA du PAD, Amadou Djibril Diallo, nommé administrateur de (...)
22 juin 2010 | Consécration mondiale de la politique portuaire au Sénégal

Le PCA du PAD, Amadou Djibril Diallo, nommé administrateur de l’AIVP
Le Sénégal vient d’être encore une fois honoré à travers la nomination de notre compatriote Amadou Djibril Diallo, élevé au rang d’administrateur au sein du conseil d’administration de l’Association Internationale des Villes et Ports, ce réseau mondial qui se réunit présentement à Ajaccio, en France. Le président en exercice du conseil d’administration du Port autonome de Dakar a d’ailleurs réagi depuis l’Europe, notamment par rapport à ses nouvelles responsabilités. Selon lui, sa nomination consacre le couronnement des visions du chef de l’Etat, en matière de gestion des infrastructures portuaires. Et la promotion de l’exemple sénégalais serait également liée aux perspectives qui se dégagent, à travers la politique nationale menée dans le domaine portuaire.

L’Association Internationale des Villes et Ports (AIVP) est un réseau international de classe portuaire, totalisant cent quatre vingt dix (190) membres actifs sur tout le continent africain. Les décideurs urbains et portuaires qui s’y rencontrent, recueillent dans les échanges d’expériences régulièrement organisés par cette association, « des décisions de bonne gouvernance de chaque ville portuaire », a signalé M. Diallo. Une structure qui donne également la parole aux acteurs non proposés, concourant à la compétitivité de chaque site de l’AIVP. Laquelle est l’accompagnatrice privilégiée en cours, sur les mutations qui s’opèrent dans les villes du monde entier. Depuis deux décennies déjà, l’AIVP s’est positionnée comme une alternative pour des problématiques techniques et foncières, rajoutant la dimension environnementale dans les débats dès 1993. C’était lors d’une conférence internationale tenue au Québec, pour amorcer un pas de géant dans le développement durable. De 2005 à 2006, coïncidant avec l’exercice du nouvel administrateur comme PCA du PAD, un nouveau tournant s’est opéré avec la dimension citoyenne. Aujourd’hui, les priorités déclinées par M. Amadou Djibril Diallo s’articulent autour de la visibilité des activités portuaires dans le monde, particulièrement au Sénégal où, dit-il, « les actions du chef de l’Etat et du ministre de tutelle sont à vulgariser, pour faire tache d’huile chez les pays membres de l’AIVP ». Dans son programme, il affirme ne pas exclure la mise sur pied d’un observatoire, comme dans les pays de l’océan Indien ou de l’Afrique du Sud. Selon le PCA du Port de Dakar, « Karim Wade est un ministre passionné » et serait en train de stimuler l’activité portuaire à travers la mise à niveau du PAD, devenu aujourd’hui un hub, démontrant ainsi ses compétences en la matière. Le ministre des Transports aériens et maritimes, qui était reçu avec son collègue de l’Economie maritime, dans le cadre du suivi des travaux, a déjà procédé à l’installation du deuxième lot de portiques. En attendant ceux qui seront acheminés au nouveau port du futur. M. Diallo a souligné que l’objectif de cette visite était de constater de visu l’état d’avancement du chantier. Mais il se félicite d’avoir eu l’insigne honneur de démarrer le programme 2004 – 2008, au moment où « les activités portuaires s’effectuaient à 22 mouvements / heure ». Aujourd’hui, dit-il, avec le nouveau dispositif en cours d’expérimentation, « nous sommes arrivés à nous conformer aux standards internationaux ». Car, note-t-il, « la cadence des activités est passée à 50 mouvements par heure pour dix sept minutes », rien que le temps de déchargement et de chargement d’un bateau pour sortir du Port de Dakar. Aussi, l’avènement du grand opérateur Dubaï Port World qui a supplée à la SDV du groupe Bolloré, permet actuellement de maîtriser toutes les opérations, à travers un système de surveillance du trafic. C’est ainsi que de l’équipage au chargement, en passant par le déchargement des navires et la manutention, « tous les détails au sein du port sont localisés et contrôlés à partir d’un studio technique », explique-t-il en sus. Une qualité de service très appréciée par les armateurs du monde entier. Lesquels sollicitent davantage le Port autonome de Dakar, grâce au respect des normes en matière d’exploitation des infrastructures portuaires. En dépit de la densité des travaux de réfection au niveau du port et la proximité de la clôture des comptes au niveau de la direction, le président du conseil d’administration note que « les retombées financières ne s’en portent que mieux, d’année en année ». Pour Amadou Djibril Diallo, la direction générale du PAD a également fait preuve de réelles capacités de management pour en arriver à ce résultat. En effet, M. Bara Sady, DG du Port de Dakar, a pris la pleine mesure des enjeux économiques qu’offre la position géographique, qui en a fait un carrefour maritime international. Cela, afin de maximiser les rendements, en faisant de cet outil « un passage obligé » pour les grands armateurs. La rénovation du port suit d’ailleurs son cours, comme le montre si bien le môle 2. Qui date de 1903 et qui a été totalement rénové depuis l’arrivée du partenaire asiatique. Au-delà des infrastructures portuaires, il a laissé entendre que « de 2000 à maintenant, tout visiteur qui se rend au Sénégal, se croirait ailleurs ». Une réalité qui se fonde, selon lui, par l’empreinte que le régime de l’alternance a imprimée à ce secteur et que « le ministre d’Etat Karim Wade est en train de traduire, aussi bien dans le domaine maritime que sur d’autres plans », a-t-il ajouté. Pour la bonne marche du Port autonome de Dakar, le PCA dit relever, pour s’en féliciter, « cet esprit familial et patriotique qui prévaut entre le conseil d’administration, la direction et les différents services, dont la seule préoccupation est de réaliser des résultats positifs ». Avec le dernier appel à emprunt obligataire, lancé par les autorités du PAD, il a d’abord précisé qu’il ne s’agit nullement d’une difficulté financière. Mais surtout de profiter des avantages que leur offre l’espace CEDEAO, où « nous avons le maximum de fonds à capter, comme tous les opérateurs et investisseurs ». Une bonne initiative que le conseil d’administration a autorisée à la direction générale, pour faire face aux éventuels défis d’ordre économique.

Source : Le Messager