Né dans le Mississippi d’une mère séropositive, l’enfant, aujourd’hui âgé de deux ans et demi, avait été pris en charge moins de 30 heures après sa naissance et pendant 18 mois par le pédiatre Hannah Gay de l'hôpital universitaire de Jackson. Si le virus n’a pas complètement été éradiqué à l’issue du traitement, sa présence est désormais tellement faible que le système immunitaire de l’organisme peut le contrôler sans traitement antirétroviral.
Pour Deborah Persaud, virologue du centre hospitalier universitaire Johns-Hopkins à Baltimore (Maryland) et principale auteure de cette étude clinique, « faire une thérapie antirétrovirale chez les nouveau-nés très tôt pourrait permettre d'obtenir une très longue rémission sans antirétroviraux en empêchant la formation de réservoirs viraux cachés ».
Il n’existe qu’un seul précédent en la matière. En 2007, le jeune Timothy Ray Brown avait été guéri après une greffe de moelle osseuse d'un donneur porteur d'une mutation génétique rare résistant à l'infection du VIH. Bien qu’il s’agisse de cas exceptionnels, ces avancées confortent l’espoir de pouvoir vaincre un jour cette pandémie.
elle.fr



