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Monde : Un paquebot fantôme à la dérive dans l'Atlantique nord


Rédigé le Mercredi 20 Février 2013 à 09:51 | Lu 478 fois | 0 commentaire(s)

Récit - Le «Lyubov-Orlova», qui avait quitté le port canadien de Saint John le 23 janvier, a été perdu lors de son remorquage vers un chantier de démolition.


Monde : Un paquebot fantôme à la dérive dans l'Atlantique nord
Le «Lyubov Orlova« au large de l'île Petermann, dans l'Antarctique, le 17 février 2010.
Depuis trois semaines un paquebot abandonné dérive dans l'Atlantique nord. Le Lyubov-Orlova, du nom d'une star de cinéma des années 30, avait quitté l'île canadienne de Terre-Neuve le 23 janvier, mais le câble qui le reliait au remorqueur devant le livrer à des ferrailleurs en République dominicaine s’est rompu le lendemain, abandonnant à la mer le bateau sans occupants, infesté de rats et très dégradé par deux années passées à rouiller dans le port de Saint John.
Les aventures de ce paquebot de 90 mètres, construit en 1976 en Yougoslavie et pouvant accueillir 110 passagers, débutent fin 2010, lorsqu'il est placé sous séquestre dans le port canadien de Saint John. Le bateau russe, qui bat pavillon des îles Cook, est alors loué par la compagnie canadienne Cruise North Expeditions pour des croisières polaires. L'équipage de 51 membres n'avait pas été payé depuis cinq mois, et son propriétaire russe, Locso Shipping, avait contracté des dettes de plusieurs centaines de milliers de dollars, notamment à cause d'une croisière annulée pour problèmes techniques.

Un remorqueur délabré

Après avoir intéressé une société norvégienne, qui comptait le ramener en Europe, le Lyubov-Orlova est racheté en janvier 2012 par une société basée aux Caraïbes, puis revendu 275 000 dollars à un homme d'affaires iranien basé à Toronto, qui espère récupérer sa mise avec la démolition. Après un premier faux départ en 2012 – le navire fait apparemment demi-tour à cause d'un incendie à bord –, le bateau prend enfin la route de la Républicaine dominicaine le 23 janvier 2013, tiré par le Charlene-Hunt, un remorqueur américain acheminé de l'Etat de Rhode Island aux Etats-Unis via Halifax.
Dès le lendemain, le câble de remorquage lâche, et après de vains efforts pour récupérer le navire à la dérive dans des vagues de 3 mètres, les gardes-côtes canadiens donnent l'ordre au Charlene-Hunt de rentrer au port. Le fait que ce remorqueur, construit en 1962, et visiblement en mauvais état, ait eu l'autorisation de tracter le Lyubov en plein hiver dans une mer démontée fait polémique au Canada. Un blogueur canadien, cité par le Telegram , assure que le remorqueur était dans un tel état de délabrement que lors de son voyage depuis Rhode Island, les gardes-côtes canadiens ont dû pomper de l'eau accumulée dans le bateau pour le maintenir à flot, et évacuer l'équipage.
Le 30 janvier, le paquebot à la dérive est récupéré par un bateau de sauvetage de la plate-forme pétrolière Hibernia, dont il s'approche dangereusement. Le lendemain, l'épave est confiée à un remorqueur de Transport Canada, l’autorité maritime canadienne. Le câble se serait rompu, lui aussi, vingt minutes après avoir été récupéré par les gardes-côtes canadiens, laissant le bateau à l'abandon dans les eaux internationales. Depuis, tout le monde semble avoir perdu sa trace et Transport Canada dit ne plus être responsable de son sort depuis qu'il a quitté les eaux territoriales.

Une position inconnue

Contacté lundi par l’AFP, un responsable du ministère canadien des Transports, en charge du dossier, a indiqué n’avoir «aucune information» sur l’endroit où se trouve le navire. De même, le Bureau de sécurité des transports, qui enquête sur la rupture du câble, a dit ne pas savoir si des opérations sont en cours pour déterminer sa position.
L'association Robin des Bois, dans un communiqué publié jeudi, accuse le Canada de se désintéresser du sort de l'épave. «Le Canada prétend maintenant qu’il n’a plus aucune responsabilité dans le sort et l’errance du Lyubov-Orlova car il est désormais dans les eaux internationales». Pour l'association, les autorités canadiennes ont, au contraire, «une responsabilité primordiale» dans la dérive du navire battant pavillon des îles Cook.

Source : Liberation.fr



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