Dans cette économie mondialisée, la Diplomatie et les Relations Internationales sont davantage construites et entretenues par un mélange subtil entre les impératifs de Politiques nationales des Etats et leurs besoins de relais de croissance pour leurs économies. L’heure est de plus en plus à la Diplomatie des flux et des reflux, par le biais de croisements fertiles entre la Politique (préservation des LIENS idéologiques, historiques et géographiques) et l’Economie (conquête des BIENS et des marchés nouveaux).
Or, peu sont les Etats Africains qui ont compris que la guerre froide est bel et bien terminée, faute de combattants. L’économie mondialisée a fait naître une nouvelle forme de guerre: celle des enjeux géo-stratégiques, économiques et commerciaux. C’est pourquoi, l’Afrique a tout à gagner à s’inscrire dans une diplomatie des acteurs (défendre ses intérêts économiques et commerciaux) plutôt que de rester (seulement) le continent des enjeux (ressources et marchés) entre l’Asie, l’Europe et l’Amérique.
A cet effet et sous ce rapport, le Sénégal, après avoir assaini son réseau diplomatique (Ambassades et Consulats) à travers le monde, gagnerait à densifier sa nouvelle carte diplomatique suivant deux logiques complémentaires: nourrir le LIEN pour accéder aux biens et conquérir le BIEN pour tisser des liens.
Ainsi, tout autour des pays de la ceinture de sécurité (de feu) qui nous entourent (Gambie, Mauritanie, Guinée Bissau, Guinée Conakry, Mali, Cap-Vert), le Sénégal a des LIENS (historiques et géographiques) à préserver, en plus du portefeuille d’affaires. L’Etat, en termes d’avantages et de prestige, devrait faire de ses pays, des postes diplomatiques de premier choix, pour y affecter les plus brillants de ses diplomates, pour consolider et nourrir au quotidien, le Capital relationnel avec les Dirigeants de ces Etats et leurs peuples. Parce que nos enjeux purement diplomatiques (le bon voisinage, la paix sociale) sont avec ces pays qui nous entourent, plus que dans les pays en Occident, en Asie ou en Amérique.
Au-delà, dans le reste du monde (surtout en Asie du Sud-est, dans les zones CEDEAO et CEMAC, en Turquie et les BRICS), le Sénégal a des BIENS à conquérir, des Marchés à explorer, en plus du capital relationnel à préserver et à fructifier.
Ainsi, à travers ses Ambassades, le Sénégal pourrait convertir ses Bureaux économiques en Missions/Délégations commerciales dans une approche de gestion axée sur les résultats et dont la mission serait double: drainer des flux de capitaux, d’investissements et de savoir-faire vers le Sénégal d’une part et d’autre part, d’ouvrir pour nos paysans, pêcheurs, artisans, industriels et prestataires de services, de nouveaux Marchés d’Export, pour promouvoir le «Made in Sénégal».
Des Missions/Délégations commerciales qui seront une sorte de condensé des missions de l’APIX et de l’ASEPEX, parce que justement, la mondialisation est en même temps, morcellement et totalité. Il faut être ici et là-bas.
Car, jusque là, les Bureaux économiques dans nos Ambassades, n’étant pas suffisamment très agressifs sur le plan commercial, restent le maillon faible pour l’émergence d’une véritable diplomatie économique, alors que le Sénégal a de réelles opportunités commerciales en matière d’export et présente un environnement des affaires attractif.
Ce ne sera pas de trop pour le Sénégal, avec ses atouts géographiques et culturels, ses richesses (ressources naturelles) et le degré de créativité de son Peuple, de rajouter à sa politique étrangère, une forte orientation commerciale centrée sur la recherche de débouchés et joint-ventures pour son Secteur privé pour les accompagner, plutôt que de rester dans les canons purement d’une Diplomatie économique (Aide publique au Développement et Appui budgétaire).
siresy@gmail.com
www.ferloo.com.ferloo.com
Or, peu sont les Etats Africains qui ont compris que la guerre froide est bel et bien terminée, faute de combattants. L’économie mondialisée a fait naître une nouvelle forme de guerre: celle des enjeux géo-stratégiques, économiques et commerciaux. C’est pourquoi, l’Afrique a tout à gagner à s’inscrire dans une diplomatie des acteurs (défendre ses intérêts économiques et commerciaux) plutôt que de rester (seulement) le continent des enjeux (ressources et marchés) entre l’Asie, l’Europe et l’Amérique.
A cet effet et sous ce rapport, le Sénégal, après avoir assaini son réseau diplomatique (Ambassades et Consulats) à travers le monde, gagnerait à densifier sa nouvelle carte diplomatique suivant deux logiques complémentaires: nourrir le LIEN pour accéder aux biens et conquérir le BIEN pour tisser des liens.
Ainsi, tout autour des pays de la ceinture de sécurité (de feu) qui nous entourent (Gambie, Mauritanie, Guinée Bissau, Guinée Conakry, Mali, Cap-Vert), le Sénégal a des LIENS (historiques et géographiques) à préserver, en plus du portefeuille d’affaires. L’Etat, en termes d’avantages et de prestige, devrait faire de ses pays, des postes diplomatiques de premier choix, pour y affecter les plus brillants de ses diplomates, pour consolider et nourrir au quotidien, le Capital relationnel avec les Dirigeants de ces Etats et leurs peuples. Parce que nos enjeux purement diplomatiques (le bon voisinage, la paix sociale) sont avec ces pays qui nous entourent, plus que dans les pays en Occident, en Asie ou en Amérique.
Au-delà, dans le reste du monde (surtout en Asie du Sud-est, dans les zones CEDEAO et CEMAC, en Turquie et les BRICS), le Sénégal a des BIENS à conquérir, des Marchés à explorer, en plus du capital relationnel à préserver et à fructifier.
Ainsi, à travers ses Ambassades, le Sénégal pourrait convertir ses Bureaux économiques en Missions/Délégations commerciales dans une approche de gestion axée sur les résultats et dont la mission serait double: drainer des flux de capitaux, d’investissements et de savoir-faire vers le Sénégal d’une part et d’autre part, d’ouvrir pour nos paysans, pêcheurs, artisans, industriels et prestataires de services, de nouveaux Marchés d’Export, pour promouvoir le «Made in Sénégal».
Des Missions/Délégations commerciales qui seront une sorte de condensé des missions de l’APIX et de l’ASEPEX, parce que justement, la mondialisation est en même temps, morcellement et totalité. Il faut être ici et là-bas.
Car, jusque là, les Bureaux économiques dans nos Ambassades, n’étant pas suffisamment très agressifs sur le plan commercial, restent le maillon faible pour l’émergence d’une véritable diplomatie économique, alors que le Sénégal a de réelles opportunités commerciales en matière d’export et présente un environnement des affaires attractif.
Ce ne sera pas de trop pour le Sénégal, avec ses atouts géographiques et culturels, ses richesses (ressources naturelles) et le degré de créativité de son Peuple, de rajouter à sa politique étrangère, une forte orientation commerciale centrée sur la recherche de débouchés et joint-ventures pour son Secteur privé pour les accompagner, plutôt que de rester dans les canons purement d’une Diplomatie économique (Aide publique au Développement et Appui budgétaire).
siresy@gmail.com
www.ferloo.com.ferloo.com



