Journée du MPEM au CICES : Des experts indiquent la voie pour faire de l’Economie bleue un moteur de croissance

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Ferloo.com- Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye a présidé une conférence dont le thème est : « L’économie bleue : enjeux et perspectives dans le cadre du Plan Sénégal émergent (PSE) ». C’est à l’occasion de la journée du Ministère de la Pêche et de l’Economie maritime. Des experts indiquent la voie aux décideurs pour faire de l’Economie bleue un moteur de croissance.

C’est dans la salle Alioune Diop archi-comble que le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime Oumar Guèye a prononcé le discours d’ouverture de la conférence sur l’économie bleue qui, selon lui est un thème central et d’actualité.

Ainsi, pour  le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, il s’agit pour l’économie bleue de viser un développement durable dans l’exploitation des ressources marines par : une pêche responsable ; une lutte enclenchée contre la pollution marine ; une lutte effrénée contre la pêche illicite non déclarée et non réglementée ; un plan d’adaptation face aux changements climatiques dans le secteur de la pêche ; la résilience des communautés face aux changements climatiques. Il ajoute que l’Economie bleue concerne entre autres secteurs le tourisme, le transport fluviomaritime,…

Après avoir démontré que la pêche contribue à hauteur de 20,8% à l’équilibre de la balance commercial, emploie plus de 600.000 personnes, assure 75% des besoins en protéine animale et 95% des échanges commerciaux, il soutient que les découvertes récentes de pétrole et de gaz offshore donnent une nouvelle impulsion à l’Economie bleue pour notre pays.

« Pour toutes ces raisons, précise-t-il, d’importantes décisions ont été prises  par le chef de l’Etat pour faire en sorte que l’Economie bleue puisse apporter sa contribution à l’émergence du Sénégal ». Il fait ainsi allusion à la loi 2015 du 18 décembre 2015 portant code pêche qui protège des juvéniles et inflige des sanctions sévères aux bateaux pratiquant la pêche INN ; la mise en place d’aires marines protégées (AMP) et des zones de pêche protégées (ZPP) ; le développement accéléré de l’aquaculture comme alternative à la pêche de capture et la mise en place du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (COS-PETROGAZ)…

dauphins-oceansA sa suite, Ibrahim Khalil a démontré que les océans et les fleuves constituent un socle de l’économie durable, un levier de transformation structurelle. Il se convainc que le Sénégal a une forte potentialité pour faire de l’Economie bleue son moteur de croissance.

Citant un rapport de la Banque mondiale, un autre conférencier, en l’occurrence Abdoul Hamid Diop, confirme son prédécesseur sur la tribune que la croissance de l’Economie bleue est possible au Sénégal dans plusieurs domaines. « Il suffit, suggère-t-il, de renforcer les structures de formation ; ce qui ne doit pas occulter la nécessaire préservation des ressources ».

Dans le même registre, Pape Gora, quant à lui, prône l’évaluation de l’Economie bleue pour convaincre les décideurs en montrant sa place dans l’économie globale du pays.

Il suggère des réflexions autour entre autres : renforcer la maîtrise des actions de la pêche ; régénérer les stocks ; rechercher la valeur ajoutée avec la création des emplois ; développer la pêche continentale et de l’aquaculture ; lutter contre la sur-capturation ; viabiliser le repos biologique ; étudier l’impact  de l’exploitation et de la production du pétrole sur les ressources en profondeurs….

 

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Abdou TIMERA

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